Voyager: Avril 2004 Bénin et Togo,Afrique

 

Paris/Alger avec une attente de 6h15 dans une salle sans même une boutique; c'est long très long! Lors de l'embarquement pour Ouagadougou, il nous faudra repérer nos bagages sur le tarmac pour qu'elles soient fouillées comme les bagages cabine. les hommes auront droit à la fouille au corps.

A l'arrivée au Burkina Faso, nous dormons dans un petit hôtel au cadre plein de végétation, superbe. les chambres sont propres et vétustes dans de petits bungalows.

 

Le route qui part du Niger jusqu'au Bénin est bonne, bitumée. On voit des camions à moitié démontés sur le bas côté de la route. Dès qu'il y a une panne, les africains réparent sur place. Champions du sytème D!

 

Le pays n'est que savane. J'adore!

 

Dès que l'on  s'arrête, il y a toujours un attroupement de plus de 10 personnes autour de nous. Ils mendient tous mais dès qu'on leur dit "non", ils n'insistent pas. Beaucoup d'enfants ont le ventre gonflé de la malnutrition et je reemarque plusieurs hommes avec des oucis au yeux. Au Bénin, je visite un dispensaire. L'infirmier expliquera que la population vient assez facilement mais que le problème est le paiement des soins. D'après lui les plus gros soucis: le palud, les toux, les maladies des yeux. On sent que les missions religieuses font beaucoup ici: Dispensaires, écoles, églises...

 

La population est très belle. Certains parlent français mais pas tout le monde, loin de là!

 

Pas bien loin de la frontièe Burkina/Bénin, nous nous arrêtons sur un marché. C'est un lieu de vie incroyable dont je ne me lasse pas. Tout est vendu à même le sol. Beaucoup de fruits et légumes inconnus pour moi.

Le soir, nous mangeons une sorte de ragoût  avec des pommes de terre et des ignames. Malgré la quantité de viande très minime, c'est très bon. J'aurai aussi l'occasion de manger des mangues, des biscuits au sésame, des beignets d'haricots rouges insipides, du poulet yassa ( pimenté et bon), faire une cure d'ananas succulent, des papayes, noix de coco, d'énormes avocats bien plus gouteux que les nôtres. Je découvrirai le bissap, boisson aux fleurs d'hibiscus, que j'adore. Je goûte à la bière de mil sur un petit marché. C'est chaud, non gazeux et infame à mon goût.

Pour le petit déjeuner, ils mangent du tô de maïs. C'est de la farine de maïs, conservée quelques jours dans des sachets puis réchauffée avec de l'eau; cela peut e manger chaud ou froid.

 

Au Burkina, nous traversons le plateau Mossi puis nous entrons en pays Goutmanché. Les greniers des villages sont ici reconnaissables car ils sont sur des pieds. Dans ce coin, les femmes Goutmanché sont souvent seins nus.

 

Beaucoup plus de deux roues que de voitures au Bénin. Les stations essence étants souvent vides, le carburant est vendu en bouteilles.

 

Nous dormons près d'un campement peuls avec 3 ou 4 femmes, des tas d'enfants mais où sont les hommes? Certainement avec les bêtes....Les femmes nous apportent le soir et le matin du lait tout justetrait; c'est fort.

Au levé, à 5h30, une ribambelle de gamelles est là, la plupart sans vêtement.

Nous tentons d'échanger avec ce campement; cela se passe avec les mains et le sourire. Moment très fort. 

Nous visitons leurs cases. Elles sont faites avec des sortes de paillasses en paille afin de pouvoir les démonter; les peus sont des nomades. Dans la case des hommes juste une natte au sol; dans celles des femmes une sorte de paillasses sur pieds pour le lit, d'autres pour poser des récipients. A part cela et quelques bêtes, ils n'ont rien, impressionnant de dénuement.

 

Le parc de Pendjari, au Bénin, est ouvert en 1961.. Il y a 275 000 hectares, de la piste et beaucoup de poussière...La végétation me semble différente suivant les endroits mais c'est uniquement de la savane. L'immensité, le manque de présence humaine est unique, surprenante, extra. J'y vois des éléphants, des babouins, des phacochères, des tas d'oiseaux inconnus, des sortes d'antilopes, des hyppopotames et deux lionnes.

Sur une des pistes du parc, nous avons un problême mécanique ( d'ailleurs nous crêverons souvent). Incroable comme ils réparent; un morceau de fil de fer, une barre pour taper car pas de marteau et hop c'est ok!

 

Très peu de routes bitumées, assez peu d'électricité aussi tout au long de ce voyage.

 

Après la Pendjari, nous entrons en pays Samba ( Bénin). Le paysage est un peu plus vallonné. L'architecture des cases est très différente. Elles sont comme fortifiées et cela s'appelle des tatas sambas. A leurs entrées, se trouvent des fétiches; les ancêtres sont représentés au dessus et aux côtés de l'entrée. Au dessus de la porte, des insignes permettent de connaître l'identité du propriétaire. 

Au contraire d'ailleurs, après une pièce cuisine/garde-manger, il y a une pice où sont4les animaux et les personnes agées qui ne peuvent monter sur les terrasses. Un gros morceau de bois sert d'échelle pour accéder aux toits. Là se trouvent  les greniers et les chambres. L'entrée de ces dernières est si petite qu'il faut entrer en marche arrire, les fesses en 1er. Pas de fenetres dans aucune pièce.

Cette configuration de concession s'explique par les guerres tribales, l'esclavagisme et pour se protéger des animaux sauvages.

Dans chaque village, il ya un lieu sacré; ici c'est un arbre creux que nous ne pouvons prendre en photo.

Les sambas ont comme marque de reconnaissance, des striures partout sur le visage. C'est fait à l'âge de 3 ans avec un couteau puis badigeonné de beurre de karité pour la cicatrisation.

 

Visite du musée de Natitingou.Ce fut une ancienne batisse administrative coloniale puis la préfecture. Je trouve particulièrement interessant de voir l'architecture coloniale mais cela ne me semble pas "beau". Petit musée bien sympa sur la vie africaine. Toute une salle est consacrée à la mémoire de l'esclavagisme. Le passé de l'Afrique est encore très présent. Exemples. On ressent bien l'hostilité du guide de ce musée contre les colons. Lors d'une négociation de tarifs, nous aurons le droit à la plaisanterie "t'es un colonisateur, toi"!

 

Abomey, Bénin- On se rapproche de la mer, donc du commerce plus important Il ya certainementplusde revenus. Les tenues sont toujours traditionnelles mais plus "chics". Beaucoup de pagnes de style différents pour les femmes, sorte de "pyjamas" en tissu africain pour les hommes.

 

.Un musée se trouve dans les palais du 8eme et 9eme roi d'Abomey. Il y a eu des rois de 1650 à 1900 puis ce fut la colonisation. Actuellement, il y a de nouveau un roi mais son rôle est symbolique et de moindre importance. Le musée présente la vie de ces monarques e lers traditions, parfois assez cruelles. C'est immense ces palais!

 

Petit regret de ne pouvoir rester plus longtemps à Abomey...

 

Ganvié, Bénin est une ville de 35 000 âmes, créée en 1717. On l'appelle la Venise de l'Afrique; c'est une cité lacustre. Les habitantssont pêcheurs mais aussi trafiquants car beaucoup moins de douane sur l'eau.

Le lac communique avec la mer, les poissons sont donc d'eau salé. On ytrouve aussi des loutres et des lamentins.

En ville, les parents sont obligés à certains endroits de remblayer de petits lopins de terre pour apprendre aux enfants à marcher!

 

Cotonou, capitale du Bénin a peu de voitures mais une quantité incroyable de deux roues et donc beaucoup de taxis moto, appelés ici des "zems". J'ai l'occasion de tester; nous somems 3 dessus. Expérience unique pour moi, amusante et pas désagréable.

Dans les quartiers plus chics, il y a les ministères et quelques villas en béton louées aux étrangers. Balade de nuit dans le quartier Sikecodji. La ville vit 24h/24; on peut boire, manger très facilement toute la nuit.

42° avec plus d'humidité qu'ailleurs, tout est moite. Et t/oujorus uneespèce de brume qui eraitdûe à l'Harmattan.

Le marché de Cotonou est immense, 25 hectares. Il est génial! Il y a de tout, sans bousculades et bien que l'on dise le contraire, je ne ressens ni agressivité ni insécurité.

 

Arrêt sur la route entre Cotonou et Ouida pour admirer les pécheurs repliant leurs filets. Ils s'y mettent à au moins une vingtaine d'hommes pour sortir la résille longue de plusieurs dizaines de mètres de l'eau. Ils chantent  pour s'encourager. D'ailleurs le chant accompagne souvent le travail ici. Après plusieurs heures d'effort, le propriétaire du filet partage le poisson entre les hommes qui l'ont aidé.

Le paysage est paradisiaque. Une piste bordée de cactus et de cocotiers, quelques cases de pêcheurs, une plage infinie et une mer bleue superbe. Digne d'un film! On dort dans ce décor....

 

Grand popo, Bénin- Le village, très animiste, est impressionnant. Il y a des tas de fêtiches, d'arbres et de lieux sacrés. Nous rencontrons une pirogue pleines de fêticheurs qui rentrent d'une cérémonie, en chantants, accompagnés par un am-tam. Ces histoires de vaudou m'impressionnent etm'intriuent. C'est très complexe, difficile pour ne pas dire impossible à comprendre pour un européen et très interessant. Moment fort.

Dégustation d'alcool de palme dans un verre dégueu mais la boisson estfortemais pas mauvaise. Instant unique encore.

Le soir, un ado et des enfants viennent sur la plage jouer du djembé. Un gamin d'une dizaine d'année joue à merveille. C'est totalement fou comme ils sont doués. Ils utilisent aussi une calebasse et un bambou comme percus. Incroyable comme ils ont le rythme dans la peau autant pour la musique que pour la danse. Super moment, j'adore!

 

Le passage de la frontière Bénin/Togo est assez folklo. Les voitures se font arrêter juste après la barrière, policiers et chauffeurs n'arrivent pas à s'entendre sur le montant du bakchich etcela bloque tout On attend un bon moment puisnous passerons sans soucis.

Depuis le début du voyage, il y a beaucoup de barrages, de douane, contrôles de papiers....

 

Le Togo est "plus développé", tout étant relatif, que le Bénin; cela se voit à des tas de détails. Les maisons sont en parpaings et les toits en tôle, plus de terre et de paille. Il y a plus de voitures et plus de femmes habillées à l'occidentale.

Beaucoup d'églises, catholiques mais aussi évangéliques. La religion est partout présente. Même les magasins portent des noms tel que "Ave Maria", "A la grâce de Dieu" etc....

 

Malheureusement mes notes s'arrêtent là.....Il va falloir y retourner....