
22 Janvier 2006: Retard de vol; nous décollons à 12h30 au lieu des 9h50 prévus.
1er impression super agréable. Bien être total dès le 1er pied posé sur le sol marocain: il fait bon! Pas la grosse chaleur mais une grande luminosité, un rayon de soleil bien présent qui nous caresse. Un délice!
Nous avons pris une formule: vol+ transfert+ hôtel, ce qui doit être la 1ere fois pour moi. Donc transfert puis "réunion d'informations" pour tenter de nous vendre des excursions que je ressens comme bien "attrape-touristes".
L'hôtel est bien. Un grand hall très "grande classe", une chambre impersonnelle mais avec tout le confort, propre avec un petit balcon bien agréable et une jolie piscine.
Dîne en buffet pas mauvais mais pas extra et sans rien de marocain. Boissons non comprises. Pour 400€ la semaine, il n'y a rien à dire.
Nous allons en bus à la place Jemaa El Fna. Ballade sr la place où nouscroions stands de norriture, diseuses de bonnes aventures, charmeurs de serpents, musiciens, danseurs...
23 Janvier- La Koutoubia est une grande mosquée avec un minaret très joli. Le reste du bâtiment est, à mon goût, plus quelconque. Les mosquée sont interdites aux non musulmans. Mais ce qui me surprend est qe celle-ci est fermée en dehors des heures de prières.
La grande place est plus calme de jour qu'hier de nuit.
On se fait alpaguer par un vendeur de jus d'orange qui nous en offre. On discute, on déguste,sympa. Au momentde partir, il me demande de l'argent; je lui fais remarquer qu'il a dit "cadeau". Il n'insiste pas mais fait une tête ouvertement fachée. C'est spectaclaire comme la sourire s'est effacée, comme le visage devient fermé, presque méchant! Le même genre d'anecdote se renouvellera plusieurs fois.
Nous traversons les souks pour aller à la merdersa Ben Youssef.
Nous nous arrêtons dans une gargote pour déjeuner où nous sommes très bien accueillies. Le lieu est aussi agréable. Nous sommes sur une placette avec peu de touristes où l'on peut observer la vie quotidienne.
La médina est en fait la vieille ville avec uniquement des ruelles et même des venelles. J'aime beaucoup cette architecture en terre rouge. Il n'y aurait pas ces vélomoteurs bruyants, on se croirait au déb%utdu siècle.
La medersa Ben Youssef est une ancienne école coranique alors fort réputée et qui accueillait 900 élèves. L'entrée est, pour ici, cher mais c'est superbe. Des tas de "cellules" qui étaient les chambres autour d'un patio. Par ce dernier, on accède à la salle de prières qui était aussi utlisé comme salle d'études.
Ensuite commence la partie galère de la journée. Nous avons beaucoup de mal à maarcher seules, tranquilles. Chaque fois, un gars, ado ou adulte,nous aborde, nous deemande où nous allons, nous suit ou nous indique un chemin sans savoir si c'est là où nous allons, pour à la fin demander de l'argent. C'est usant, stressant! Cela ira même jusqu'à l'embrouille et l'agressivité....
Déambulation dans les ruelles pour rejoindre le quartier des tanneurs. Comme prév, on se perd dans la médina. Nous finissons par arriver à une sorte de coopérative où ils travaillent les peaux de chêvres, de moutons, de dromadaires. Ils les assouplissent, en récupèrent la graisse qu'ils utilisent pour la poterie, les teignent avec des couleurs naturelles. Le rouge est fait avec du coquelicot, le rose avec de la rose, le jaune avec du safran, le vert de la menthe et du basilique,le bleu de l'indigo, et le noir de la pierre antimoine. Le tout est fait dehors. Les teinures sont8 faites dans de grandes bassins. Ils donneront ensuite ces peaux à des artisans qui les transforment en objet.On dirait un chantier ostréicole. C'est étonnant.
Fait étonnant, en quittant la médina, nous nous retrouvons sur un grand boulevard où plus personne ne comprend le français.
Nous terminons en allant nous renseigner pour les bus à destination d'Essaouira.
24 Janvier- Essaouira. Nous y allons en bus. Il y a 170kms. Le bus est loin d'être très moderne mais j'ai vu largement pire. Une conduite un peu particulière mais là aussi il y a pire. Par contre, que c'est long! On mettra tout de même 3h30. Il s'arrête souvent pour prendre ou déposer des gens. Ce temps de parcours nous obligera à faire la ville trop vite. Dommage!
Petite ville au bord de l'océan Atlantique. Ici, tout est blanc et c'est très touristique. De beles boutiques d'artisanat dans les ruelles de la médina. Nous baladons en faisant du shopping.
Déjeuner dans un boui-boui, seules clients sur une petite terrasse. Il n' a pas de poisson comme nous arions aimé, alors on va nous en chercher!!!! Pour 4€/pers, nous dégustons un gros poisson grillé au feu de bois avec un thé et deux petits gateaux secs. Très sympa.
Pas le temps d'aller voir le port,ce qui me frustre. conclusion: de Marrakech, il faut envisager deux jours.
25 Janvier- Jus d'orange sr la place Jemma El Fna . Puis balade dans la médina; nous nous perdons et nous rapprochons du quartier des Tanneurs; nous y retrouvons la même agressivité; désormais, nous éviterons ce quartier.
Nous allons à la maison Tishiwin. Le propriétaire, un hollandais, yhabiteet en a fait un musée sur l'Afrique. La maison est magnifique et la collection faite de beaux objets de différentes ethnies.
Nous avons vraiment du mal avec les gens; soit ils sont agressifs, soit ils sont adorables. Mais nous n'arrivons pas du tout à ressentir si cela va être la 1ere ou 2eme solution. Résultat: nous sommes toujours sous preession, sur le qui vive. c'est épuisant!
26 Janvier- Nous allons au marché aux grains à pied. Nous nous retrrouvons tout d'abord sur un marché aux légumes dans la gadoue. A coté, le marché aux grains. On nous offre un thé dans un petit coin au milieu du blé où des femmes travaillent. L'unetamise, les deux atres trient à la main avant de mettre les grains ensac. Ils seront ensuite vendus ou iront au moulin juste à côté pour devenir farine. Moment authentique. Ils ne parlent pas français mais nous échangeons avec *lesyeux et les mains. Extra! Le monsieur propose à mangr mais je n'ose pas accepter de peur de ne pas aimer. Je regretterai après coup! Par contre, il refuse que nous prenions les femmes en photos. Pas bien grave.
Après déjeuner, nous allons voir deux caravansérails. Moins bien conservés, moins beaux que ceux vus en Turquie mais on retrouve très bien le même principe.
Souk des teinturieurs- Quelques écheveaux de laine teinte sêchent, quelques ateliers de "teinture" mais peu en fait. Surtout un souk à touristes, beaucoup plus que le quartier des tanneurs.
Dans la médina, nous rencontrons enfin un marocain super sympa,marchand de tapis. Il nous emmêne voir un riad transformé en salon de thé. Décoration en platre et bois sculpté saisissante. Grand et ahurissant de beauté
Anecdote marquante: Achat d'un petit sachet de dattes. En marchant tranquillement avec ce sachet à la main, une femme portant un jeune enfant de 2 ans envron dans le dos, nous croise. Par surprise, le gamin m'agrippe et tente de m'arracer les .fruits. Sa mère lui fait une remontrance pour qu'il me lache. La femme est dans le besoin, c'est évident. L'enfant a t il faim????.....Cet épisode m'a glacé....
Nous allons dans un hammam de quartier proche de l'hôtel. 0€80€ l'entrée et 0€15 de savon noir!!!!!!!!!!!!!! Il est simple, moche et typique. Une salle où nous nous déshabillons, pas de vestiaires. 3 salles de plus en plus chaudes mais je trouve la température pas extrémement élevée. Les femmes sont en culotte; elles s'installent par terre ( il n'y a rien pour s'asseoir) mais ça ne nous semble pas super nickel. En fait, on a plus l'impression de douches publics. Mais aucun regret; nous sommes dans le quotidien des marocaines, c'est sympa.
27 Janvier- Le palais Bahia, lieu touristique avec beaucoup de groupes. Construit à la fin du 19eme S, ce fut le palais d'un vizir. C'est magnifique. De grandes salles vides mais toujours avec les plafonds peints et le platre sculpté, le tout autour des patios. Lors du protectorat, Lyautet militaire français, y fit ajouter des cheminées car il avait froid! Le lieu suscita la jalousie du roi de l'époque car c'était le lieu le plus somptueux du royaume. On sent très fortement que le palais n'est pas entretenu ce qui est fort dommage. S'ils ne font rien, ce sera des ruines dans quelques décennies. Quel massacre!
Le mellah est l'ancien quartier juif. La communauté semble avoir beaucoup diminué mais est toujours présente. Par contre, si on ne le sait pas, on ne devine rien. Encore des ruelles mais curieusement, sans pouvoir l'expliquer, l'ambiance n'est pas la même que dans le centre de la médina. Cela fait plus village ici. Et toujours,on cherche à nous accompagner pour nous soutirer des sous.
Place des ferblantiers, une petit place pleine de vie où l'on trouve des artisans fabricants des lampes et où des cigognes ont élu domicile. On mange une tagine dans un boui-boui. En face de nous, une mamie, assise sur un tabouret, cheveux et visage voilés. Soudainement, je la surprend entrain de fumer.......sous son voile, surveillant bien alentour que personne ne la voit!!!!! Unique, extra, génial!!!! Un peu hésitante, je vais lui offrir une cigarette. Je fais une heureuse et sans se comprendre, elle me remercie. Moment de complicité.
Petite ballade dans les souks. Nous nous retrouvons à boire le thé chez un herboriste. Il nous fait même un petit masque pour nous vanter les mérits de l'argile rose. Moment sympa encore!
28 Janvier- Pffff même temps qu'hier: pluie sans moments de répis. Cela fait 3 ans qu'ils n'ont pas eu d'eau comme cela! Ils sont ravis,nous beaucoup moins.
Au déjeuner, je découvre la pastilla. C'est une sorte de "gâteau",là fourrée avec du poulet, de l'oeuf,des oignons et sur le dessus, surprenant, du sucre glace et de la cannelle. C'est bon.
Le soir, nous retournons sur la place Jemaa El Fna, diner dans les gargotes qu'ils installent en fin d'après-midi.. Ambiance populaire. Il y a de tout sur cette place! Sympa mais aussi un peu "cour des miracles" le soir.
29 Janvier- Nous allons boire un thé dans l'hôtel le plus chic du Maroc: la Mamounia. Nous arrivons à entrer en racontant un gros mensonge et nous voilà dans l'autre monde. C'est beau, magnifique et bourré de fric. On se sent totalement décallé. Les jardins sont superbes: oliviers, orangers, piscine, fontaines. Thé à 4€/pers au soleil
On finit le séjour par un 2eme hammam
Je pars pour la 1ere fois en séjour aventure avec Nouvelle Frontières.Sans confort, on dort en tente mais un peu frustrant; l'idéal serait d'y retourner seule
Tout est rouge; la terre, les maisons. A quelques heures de route de Marrakech, j'ai l'impression d'être dans un désert de rocaille montagneux. C'est très sec. Il y a du vent, cela nous sauve de la chaleur mais cela créé une très grande poussière....rouge! Il y en a partout! On en mange, on en respire, les oreilles en sont pleines,partout!
Nous monterons à 2 600m d'altitude. Le paysage est lunaire. Impressionnant.
Les villages sont à des kilomêtres les ns des atres. Seul signe de vie pendant des heures, les femmes et jeunes filles avec leurs mûles. Elles ramassent une sorte de plante sêche qui sert aufeu l'hiver.
Il y a plus de mûles, d'ânes, de petits chevaux que de voitures. ces animaux servent à tout
Les femmes font les travaux des champs. Elles sont belles et très dignes. Leurs costumes changent en fonction des tribus; même un oeil non habitué comme moi le distingue. Après Ouarzazate, c'est encore plus frappant.
L'hygiène est assez souvent rudimentaire. Dans les villages, pas d'eau courante et l'électricité juste quelques heures. Les boucheries n'ont du coup aucun système de réfrigération.
Beaucoup d'enfants et nombre d'entre eux sont sans chaussures. Dès que l'on s'arrête, ils nous entourent et quémandent un stylo ou une orange. Chose amusante: dans les montagnes,loin de tout, là où il n'y a aucune habitation, on est persuadé être seuls et bien.......non! il y a très souvent des enfants ou une femme et sa mule. Si ce sont des dames, certaines se cachent derrière leur animal, baissent les yeux, remettent leur voile ou partent en courant.
Les berbères chantent tout le temps. Notre équipe le soir et en conduisant, les femmes en travaillant dans les champs. Sympa comme image.
Autre image: pause thé sur un toit terrasse et d'un coup nous observons du sang couler dans la rue. Dans un coin du village, le mouton est dépecé. Un omme traverse la route pour l'accrocher dans une "épicerie-restaurant". Seul frigo, un linge crasseux et humide recouvre la viande; au sol, dans un seau, les têtes! Bon appétit! Quelques minutes plus tard, deux hommes traversent le village en trainant d'énormes peaux.
Les pistes sont des chemins caillouteux et très escarpées. Mon dos souffre. La conduite n'est pas trop mauvaise sur route, quelques lignes blanches "oubliées". Par contre,nos chauffeurs sont forts habiles sur les pistes.
La population vitde cultures (maïs, luzerne,légumes, figues, fruits) et d'élevage ( chêvres et moutons). Je ne verrais pas une seule usine, même familiale.
Nous croisons des nomades. Ils descendent des altitudes avant l'hiver, se déplacent en famille avec mules et dromadaires. Leurs déplacements dépendent de l'eau.
Discussion avec un proprio d'un gite: il vit dans une médina avec 17 membres de sa famille.Ils s'auto-suffisent avec leurs cultures et leurs animaux. Ils font leur beurre, leur pain. Pour les vêtements, les ustensiles, il y a le souk une fois par semaine.Au village, 700 personnes dont 300 analphabètes, un médecin et une infirmière ( pour les femmes me précise t il!), une école avec des instits qui viennent pour une année scolaire.