Voyager: Madagascar, Afrique

 

22 Août-  Voyage long! Nous faisons escale à St Denis à la Rénion car nous ne pouvons nous poser à Antananarive pour cause de brouillard. Résultat: nous arrivons à 3h a lieu des 6h prévus soit 18h de voyage.

Arrivées à l'aéroport, la difficulté est de comprendre la monnaie locale. Il y a officiellement les ariarys mais aussi l'ancienne monnaie, les francs malgaches. Les prix sont affichés en ariarys mais les gens parlent en francs malgaches. De quoi y perdre son latin!

 

Antananarive- Nous prenons un taxi pour le centre. Beaucoup de personnes marchent pieds nus, sans même de tongs; pas mal de mendiants y compris des enfants, un gamin de 3/4 ans nous demande de quoi manger. Il y a de la misère. 

Paradoxalement, je trouve qu'il y a  beaucoup de voitures. Notre 1er taxi est une 4L; avec nos gros sacs, folklo!

Nous rencontrons Coco, une jeune malgache qui nous héberge. Elle est très cool, on sent une certaine flegme, très "branchouille" aussi et très mignonne. Son appart' n'est pas du plus propre. Il y a l'encadrement mais pas les fenetres, un peu ouvert à tout les vents.Une terrasse adorable donnant sur les toits de Tana.

Un mois après notre retour, nous apprendrons qu'en une nuit Coco est décédée d'une crise de palud! Quel choc! Elle avait 32 ans, était pleine de vie, belle...P. de vie!

 

23 Août- De Tana à Antsirabe- Nous allons à la gare de taxis-brosse. A l'arrivée, une nuée de ars court après notre L, s'agrippe, pour nous proposer leur service. Nous ne pouvons même pas descendre du véhicule! On finit4 par trouve%r un chauffeur pour discuter directement avec lui mais lorsque l'on n'est pas encore dans l'ambiance du pays, quelle épreuve!

150kms, 3h de route, 2€20!

Après ce trajet , le même cirque nous attend mais avec les pousse-pousses!

Sur la route, pas mal de cultures. Les maisons ressemblent aux nôtres  mais faites en briques de terre ( fabriquées à la main) et de toits de paille. Elles ont souvent un étage.

 

Antisrabe- Nous dormons dans le quartier "ville d'eau" qui est le centre, quartier à arcitecture coloniale et celui des thermes. L'hôtel est complet mais pour 1€ ils acceptent que nous plantions la tente. Seul détail, nous avons oublié qu'Antsirabe est la ville la plus froide de l'île. Malgré couvertures de survie, pulls, duvets, nous serons gelées toute la nuit!

Pas de taxi, nous prenons donc un pousse-pousse. Il en arait 7 000 ici! J'ai du mal. Je suis bien consciente qe c'est leur moyen de survie, que nous leur donnons du travail mais ce système me gêne. N. essaie et dit qu'elle n'a pas fourni d'effort.Cela fait rire nos "chauffeurs" et du coup nous sympathisons. Nous en prenons deux même s'ils insistent en disant qu'un seul suffit.

Avec eux, nous allons dans un quartier plus populaire voir 6 frères qui travaillent la corne de zébus. Celle -ci  est fondue au feu de bois pour la modeler, ils font apparaitre la couleur naturelle avec du verre et papier de verre, lissent ensuite avec de la cendre.

 

24 Août-.A 8h dumatin, nous retrouvons Jean & Pascal, n%os deux pousses-pousses. Ils nous ont proposé de nous introduire dans une famille pour assister à un "retournement des morts". Avant, balade dans la ville. Les maisons sont soitressemblantes aux notres, soit de véritables bidonvilles. Beaucoup de rues ne sont pas goudronnées. La population est d'une crasse innommable mais les gens sont très gentils, disent bonjour très facilement, discutent quelques minutes avant de repartir à leurs activités.Outre les pousses-pousses, les enfants et les mendiants, ils ne sont ni collants ni agressifs, plutôt sympas et polis.

"Retournement des morts": Nous arrivons donc chez des amis à Pascal. Il y a plein de monde. Le couple de la maison viennent nous saluer. Pour la journée on nous demande 20€ ce qui est pour ici une fortune. Mais d'une part, nous sommes un peu "coincées" et d'autre part, à la fin de la journée nous serons contente de cette expérience. Pas de regret. On nou aitmonterà l'étage et on nous apporte, à 9h, une énorme assiette de riz. Colant, insipide, un vrai régal dès le matin!!!! En accompagnement, dans un jus , encore insipide, quelques morceaux de porc plein de gras. Vraiment pas bon! Puis commence, dans la cour, une longue attente car toute la matinée des tas de gens viennent manger. Une espèce de fanfare avec deux tambours, des trompettes et des clarinettes arrive et joue dans la cour de la maison. Les instruments sont dans un état épouvantable et c'est une cacophonie affreuse. Unique!  Au 2eme moorceau, les gens dansent, se trémoussent serait plus juste, très spontanément. Encore quelques morceaux très longs, tous horribles pour nos oreilles puis de nouveau l'attente.

Vers 13h, tout le monde s'est changé et, fanfare en tête, nous partons pour une longue procession à travers campagne et rizières.Nous marchons pendant plus d'une heure. Nous arrivons nul part, au milieu des rizières, à un tombeau. Il y a des stands de nourriture et de boissons style kermesse. Beaucoup de monde. Quelques discours en malgache. Ennsuite, pendant que quelques hommes cassent à la pioche la terre qui recouvre la porte du tombeau, la cacophonie repart et les gens dansent. Une fois la porte ouverte, des hommes sortent le corpsenroulé dans des tissus, eux-mêmes dans une sortte de tapis en fibre naturelle. Sur le toit, du tombeau, le maitre de maison, solennel, écoute un hymne et éclate en larmes....

Le corps est déposé au sol avec une foule immense autour. Tout le monde pleure, certains parlent au mort. Celui-ci reste exposé pendant une heure. Et toujours la danse.

Vers 17h, le tapis est changé et le corps est remis dans le tombeau qui sera ensuite refermé.

Suivant les moyens de la famille, cette cérémonie a lieu tout les 3 à 5 ans. Lorsqu'une personne décède, elle reste 3 ans en terre avant d'être mise en tombeau.

C'est vraiment très particulier! On nous a incité toute la journée à prendre des photos, insisté très fortpour que nous rentrions dans le tombeau vide....

Cette cérémonie est un mélange de nos mariages, nos kermesses et nos enterrements. Cela m'hallucine totalement! Complêtement incroyable pour nous. On n'a pas vraiment apprécié mais très contentes d'avoir eu la chance d'y assister.

Le soir, diner dans un restau où nous mangeons.....Du riz! Ils ne mangent que ça  avec différents accompagnements. Et en plus, les quantités sont toujours astronomiques!

 

25 Août- Fianarantsoa- Après 3h d'attente à la gare des taxis brousses, une frayeur avec un fou  qui nous lance des pierres, nouspartons enfinpour Fianar. 5h30 de route uniquement de virages, une seule pause de 15mn, le tout en étant tassées. Une fois arrivées, nous avons le temps de trouver l'hôtel, d'aller à la gare ferroviaire pour les horaires et la journée est terminée!

Le paysage de ce trajet est montagneux, parfois très aride, parfois plus vert. On ne voit plus de cultures mais beaucoup de rizières.

 

26 Août- Nous allons dans la ville haute qui est aussi la vieille ville. On a le sentiment d'être dans un village avec ses ruelles de terre et une quantité impressionante d'églises. Nous sommes envahies par les enfants qui finissent tous par réclamer. Ils sont mignons mais c'est fatiguant d'être ainsi toujours sollicitées.

Petit moment sympa. Nous jetons un oeil à une école, fermée pour cause de vacances, et très vétuste. Nous tombons sur un instit avec qui nous échangeons un moment.

Balade dans "le zoma". Ce sontles grands marchés,"Zom" voulant dire vendredi, jours du marché. Celui-ci est immense, avec beacoup d'étals à même le sol de fruits et légumes.

Il fait très chaud.

Visitedu petit musée, 3 pièces minuscules et pas extra. Mais il a le mérite d'exister.

Près de la gare, de gros caméléons....ça fait vraiment préhistorique ces bestioles et là elles sont énormes!

Nous finissons par la boutique de "Labo men",le plus grand photographe malgache. Chouette ce qu'il fait.

 

27 Août- Train de Fianar à Manakara Nous arrivons à la gare à 5h45 et il y a un monde fou! Nous voulions prendre des 2ndes classes mais au vu de la foule, on se dégonfle! Il y a 5 wagons: 1 1ere classe,, 3 de 2eme etenfiin 1 de marchandises. Erreur de ne pas avoir réservé, c'est la ruée. Il faut batailler pour les places et pour nos sacs. Petit moment de stress.

17 arrêts et 9h30 pour 170kms.......Sans commentaire......

Ce train fait un bruit toalement inimaginable. Nous arriverons avec un sacré mal de tête, qui de mon côté me rendra même patraque.

A chaque arrêt, des femmes, des enfants vendent aux fenêtres toutes sortes de choses à grignoter. Une pate de riz avec de la banane tenue chaude dans une feuille de bananier, des écrevisses, bananes, yaourts,saucisses.....Ils s'arnaquent seuls ne sachant pas compter. Pas mal d'enfants mendient. Pauvreté tout le long.

Nous sommes très mal installées donc vraiment ravies de pouvoir aux arrêts descendre marcher un peu, fumer; les portes restent ouvertes.

Les paysages sont extras. Bien plus beaux que ce que nous avons vu en taxis-brousse. Nous traversons une forêt pleine de bananiers, de caféiers et de tas de choses inconnues pour nous. Superbe.

Nous arrivons dans un sacré état physique, sales, transpirantes, crevées avec une grosse migraine.

Ce parcours en train est long, difficile mais vraiment unique. ça vaut le coup!

 

28  Août- A Manakara, on retrouve les pousses-pousses en beaucoup plus délabrés qu'à Antsirabe.

Nous dormons dans le jardin d'un hôtel face à l'océan indien, qui nous permet de planter la tente au milieu d'une végétation exotique. Superbe!

Ici, une ambiance très différente. De larges rues envahies par le sable. C'est pauvre; juste quelques gargotes etencore, il faut les trouver! Centre ville et le marché nous apparait glauque. Et surtout.......partout de grosses araignées sur les fils électriques! Dans le marcé, il y en a partout! Je suis complêtement tendue, contractée; j'en ressors moitié tremblante,moitié pleurante, totalement crispée! L'horreur, le cauchemar pour moi! Impossible ensuite d'être à l'aise dans cette ville.

Nous goutons au jus de corossol, c'est très bon.

Passage à la gare de taxis-brousse pour le lendemain. Nous tombons sur un monsieur charmant qui nous renseigne, nous emmêne au chauffeur, discute avec lui. Résultat: on vient nous chercher le lendemain à l'hôtel! Génial!

Il fait chaud ici, l'océan n'est pas bleu et pleins de rouleaux. Plage déserte et vallonnée

 

29 Août- Vohipeno- Le taxi est arrivé 1h en retard, a fait un tour de ville pour nous déposer à une sorte d'annexe. Et rebelote, attente de nouveau. Folklo! 1h de route dans une voiture en ruine et nous sommes à Vohipeno. Pour nous, un village, pour eux une ville. J'aime bien cet endroit.

Nous sommes dans la région des Antemoros. Petit signe distinctif: les chapeaux, "panier renversé", ont ici 4 petits carrés rouge brodés.Les Betsileos, vers Fianar, avaient comme signe pour les reconnaitre un grand  tissu qui les enveloppe.

Balade, c'est jour de marché. Je teste une sorte de brioche, pas mauvaise. N. un gâteau.......infame. Une srte d'accras de manioc pillé avec du sel et des morceaux de feuilles d'oignons. Le tout cuit dans l'huile. Bon aussi.

Retour à Manakara.

Anecdote: nous arrivons à trouver une carte de téléphone dans.......une pharmacie!

Autre anecdote:  Arrivées à Manakara, envie de pipi. Je trouve un petit coin derrière un bicoque. Et au moment où j'ai les fesses à l'air, une femme arrive, me fait un grand sourire, me dit bonjour, s'accroupit et fait comme moi! C'est bien moi la plus gênée! Gros éclats de riire en sortant de mon petit coin

 

30 Août-Manakara- Balade en pirogue sur le canal de Pengalame. Paysage sauvage. A quelques kilomêtres de la ville, on a l'impression d'être au bout du monde. Fait chaud et nous gagnerons quelques jolis coups de soleil. On s'arrête dans un petit village  de quelques maisons sur pilotis. Il n'y a rien. Ici vivent 500 pêcheurs. Nous allons saluer le chef puis direction la plage pour trouver ces hommes de la mer. Très peu sont sortis car l'eau est très mauvaise. Quand on voit les rouleaux de l'océan indien, ils doivent vraiment être bons navigateurs. la pêche ce jour là a étémauvaise; ils n'ont qu'un thon de 6kgs5. Notre piroguier nous explique qu'ils gardent très peu de poissons. N'ayant pas assez d'argent, ils le vendent pour acheter du riz plus nourissant! Nous leur achetons des langoustes.

Retour sur le canal pour aller au "trou du capitaine". C'est un endroit de l'océan délimité par une barrière de corail. On peut s'y baigner sans danger dans une eau bien chaude, ce que l'on fait. Plage vallonnée et totalement déserte bordée de cocotiers.

Nous sommes ici chez les "antemoros". Ils ontdes tas de "fadys" ((=interdits)comme porter du rouge, ne pas balayer leur maison pour les femmes lorsque les hommes sont à la pêche....

Arrêt à une distillerie d'huiles essentielles. C'est en fait un alambic en piteux état mais qui fonctionne. Il faut 100kgs de plantes pour 7L d'huile.

 

31 Août- Train de Manakara -Fianar Un peu mieux installées qu'à l'aler mais encore plus long, 11h30!!Panne qui nous bloquera je ne sais combien de temps. Folklo: 5 gares avant l'arrivée de gens montent et pouratteindre portes de sortie etwc, il faut monter sur les accoudoirs après avoir déplacé les gens assis dessus!

 

01 Sept-Ambalavao-Après unenuit dans une maison d'hôtes, nous partons sous la pluie et le froid pour Ambalavao. Nous sommes 11 dans une 505 break. Voiture brinquebalante, fenêtres ouvertes, nous arrivons transies de froid!

Petit hôtel charmant avec un très bon accueil.

Balade au marché aux zébus. Je suis plus impréssionnée par les betsileos drapés dans leur grand tissu de couleurs vives et leur baton que par les zébus. 1000 têtes (2000 par semaine) sont parquées, choisis puis les hommes, accroupis, négocient.

J'aime bien l'ambiance de cettepetite ville calme et typique. On a retrouvé les maisons en terre avec leurs balcons en bois. Al'est, tout était en bois et sur pilotis.

Pour aller au parc d'Anja, nous nous retrouvons dans une sorte de car. Unique! Nous sommes peut être une cinquantaine. Cela ne s'appelle plus "être entassés" mais un bétaillère! Le parc fait 36 hectares, moins grand et moins connus que l'Isalo. ça vautle coup. La balade est très sympa pour un tarif correct avec guide. C'est une association paysanne. Nous crapahutons à travers une forêt très dense un début de gros pic. On y voit des lémuriens maki, de bien craquantes bestioles. Super mignon, on dirait des peluches. Ils s'approchent mais on ne peut les toucher, ils ne sont pas du tout domestiqués. Ils ont 4 cris: l'alerte, la peur, l'amour, la communication. Nous sommes en période de petits de 0 à 2 mois. Ils s'accrochent au ventre de leur mère puis entre 2 et 6 mois, ce sera sur le dos. Les femelles sont grises, les males marrons, vivent environ 20 ans, en groupe, se nourrissent de feuilles ett de fleurs d'arbres.

Nous croisons d'énormes caméléons et des tombeaux primaires dans la roche. Le paysage, encore montagneux, est plus aride, plus désertique. C'est beau.

Pas de moyen de transport pour rentrer. Après quelques kilomêtres de marche dans la montagne, un  camion s'arrête, nous dépose à un taxi-brousse qui nous ramenera, toujours entassées.

 

02 Sept-Ambalavao/Ranohira- Recherche d'Internet sans succès.

Je suis fascinée par le paysage jusqu'à Ihosy, superbe, aride, semi désertique avec quelques petites montagnes. Ensuite, cela change et s'apparente à une sorte de désert de brousse. Pas de villages. Incroyable la diversité de paysages que l'on traverse depuis le début.

Images d'un autre monde: nous croiserons des quantités énormes de zébus avec de jeunes hommes à pied les dirigeant par des sifflements.

Ou......dans le taxi-brousse, une jeune fille et deux gars, chantent pendants des heures, certainement des chants d'églises qui rappelent le gospel.

Evasion totale.

Ranohira est un petit village sans interêt mais avec quelques hôtels car c''est le départ du parc de l'Isalo

 

03 Sept-Ilakaka- Tout le monde nous a déconseillé d'aller dansce village, devenu ville depuis la découverte d'n filon de saphirs. Il semble que ce ne soit pas sécurite. Nous décidons d'y aller tout de même mais sans y dormir.Cela fait très far-west. Une route principale bordée de baraquements en bois avec des hommes qui  estiment les pierres. Ici, tout le monde en a. Des femmes, assises à même le sol, dans la rue les trient. C'est tout de même assez impressionant. Dans les rues adjacentes, pas de maisons mais des sortes d'abris en bois. On sent bien que tout s'est construit à la va-vite. Par contre, aucun ressenti d'insécurité. Comme quoi,il faut se méfier des réputations....

Tuléar- Ville sans charme qui ne me fait aucun effet. Petite frayeur avec la réservation d'un vol intérieur car tout est fermé. Un "vaza" nous sauve en nous faisant rencontrer le proprio,sympa, d'un bureau de change et agence qui accepte de nous faire la résa. Ouf!

 

04 Sept-Tuléar/Saint Augustin- Après unenuit à Tuléar, nous n'avons pas de camion-taxi comme envisagé car nos sommes dimanche. Du coup, taxi 4L, plus cher. Voyage folklo: les 2 portières avant ne ferment pas, l'essence est à mes pieds avec un chauffeur qui fume et c'est une sorte de piste qui nous sert de route. Ce qui devrait arriver, arriva......nous voilà à pousser la 4L en panne dans une cote impressionnante! Heureusement, 2 jeunes malgaches nous aident. Pas de freins à main donc chaque fois que la voiture redescend il faut 2 énormes pierres pour caler! On finira à pied!

Au bout/ de ce périple, Saint Augustin, petit village de pêcheurs du bout du monde, perdu au milieu de nul part. Mais....Que c'est beau...

Pour tout hôtel, nous nous retrouvons. chez l'ancien maire. Nous y plantons la tente. Accueil très chaleureux mais lieu rudimentaire. Pas d'électricité, l'eau au puit certainement non potable et douche dans les wcs.

Nous nous faisons une après-midi farniente.

Balade dans le village. Des maisons en bois, uneminuscule épicerie, un dispensaire et.......deux églises!

 

05 Sept-Nous partons de bonne heure en pirogue avec Adexis et Augustin. L'embarcation est très peu large, avec un immense balancier et une voile.On sent bien la fragilité mais aussi que nos deux locaux, tout musclés, savent très bien manier ces bateaux. Adexis est piroguier depuis l'âge de 8 ans.

Longue balade sur le canal du Mozambique pour rejoindre l'île de Nosy Ve. Surprise n'étant pas malache,nous devons payer un droit d'entrée.C'est superbe, merveilleux, de toute beauté. Il y a des pirogues, des pêcheurs, une mer incroyable de transparence, de magnifique coquillages. Petit paradis....Baignade top.

On repars en pirogue pour le village d'Anakao. La mer bouge juste ce qu'il faut et malgré l'inconfort de la pirogue, le trajet est génial.

Anakao est le même genre de lieu que St Augustin en plus grand. Un seul endroit pour déjeuner où ce n'est pas bon. La plage est très belle avec sa vie, ses pirogues et sa mer translucide toujours. Le gros problême ici est qu'à chaque pas,adultes, enfants réclament stylos,bonbons, tee-shirt....C'est vraiment usant, fatiguant; j'en deviens agressive....C'est le seule endroit où nous vivrons cela.

 

06 Sept-Saint Augustin- Farniente, baignade, beaucoup d'échanges top avec une femme sénateur.

La turista qui me chatouillait, se déclare totalement. Diète et interdiction des délicieux jus de naturels, crevettes géantes, langoustes etc...

Balade à travers les dunes, sorte de désert de sable avec des paysages superbes.

La famille du maire est vraiment charmante mais plus on y este plus on se rend compte que c'est vraiment sale.

Moi, toujours bien patraque.

 

07 Sept- Ce matin, me voilà bien malade. Incapable de marcher et d'avaler quoi que ce soit, l'immodium ne fait plus d'effet, je passe à l'antibiotique

Mini baignade pour me changer les idées. Eau chaude et pour la 1ere fois nous sommes dans 5l'eau avec des malgaches. Partie de rigolade en jouant dans l'eau.

L'après-midi, me sentant un peu mieux, nous décidons d'essayer à Sarodrano à pied. Quelle aventure! Il fait super chaud, il nous faut traverser le "désert de sable". Ne mangeant pratiquement plus depuis quelques jours, je suis fébrile. nous arrivons en bas d'une grande colline sans un seul chemin! Noous voici jouant les chêvres au milieu d'épineux! On grimpe, on grimpe au hasard en se griffant partout! Un truc de fou etavec une seule bouteille! Totalement inconscientes sur ce coup là. En haut, nous ne trouvons qu'un petit cimetière abandonné et......des épineux à perte de vue! On abandonne sur ces superbes vues!

 

08 Sep-St Augustin/ Tuléar/Tana- Départ de St Augustin pour un village en pirogue. Si le vent a été très fort toute la nuit, il est totalement tombé au matin. Résultat, 3h de pirogue au lieu des 2 prévues. Au village, nous sommes obligées d'attendre un taxi-brousse de passage.Nous voilà à attendre dans un autre "désert de sable" à attendre un véhicule qui passera......on ne sait quand! Nous devons absolument être à Tuléar avant midi pour payer notre vol! dans le taxi-b%rousse, nous aurons le doit au sang des poules qui s'écoule du toit de la voiture mais on arrivera à l'heure. Ouf!

A Tuléar, une patronne de restau gentille comme tout nous donnera l'occasion de goûter à "la roussette", de la chauve-souris . Servie avec une sauce et les ailes déployées....Petit blocage à la vue mais la viande est délicieuse.

Avion pour Tana.

Nous restons dans une petite guest avec un joli décor, un peu cher mais l'accueil est si agréable que nous décidons d'y rester. C'est teu par un français et une malgache pleins de bons tuyaux.

 

19 Sept-Tana- Le marché d'Andravoahangy. On nous recommande de faire attenion aux pick-pockets, à la sécurié. Nous n'avons pas du tout cette impression. C'est un immense marché populaire que j'aime bien. Il y a même un rand espace artisanat. Par contre, dès que nous sommes du coté "touristes" nous sommes énormément alpaguées par les vendeurs. On sent qu'ils ont juste besoin de travailler.

En début d'après-midi, nous allons à "graines de bitume", une association qui s'occupe d'enfants des rues. Ils les suivent pour la scolarisation à mi-temps, du soutien scolaire, des activités ludiques. Enfants défavorisés,ils peuvent manger, faire leur lessive. Il y a aussi un médecin une fois par semaine. Tout le monde est malgache ici. Nous avons vu pendant notre séjour beaucoup d'enfants en haillons, mangeant à même le trottoir,,mendier, des familles dormir dehors. Une sacrée misère....

Balade dans la ville haute en faisant des achats.Puis l'Avenue de l'Indépendance,l'équivalent pour eux des Champs-Elysées,pour nous une grande avenue.

Tana est une grande ville sans beauté, sans architecture. Son lot de bidonvilles, de foules , de marché ( le plus sympa étant ici). Rien d'attachant à mon goût.

Le soir, nous retrouvons E.& D, un couple de frnaçais déjà rencontrés. Diner de zébu, tès bon. puis discohèque avec pas mal de prostituées, quelques mac, une musique  malache remixée. Très bof bof.

 

10 sept-Le centre social Espoir se trouve dans un quartier excentré. C'est une école qui offre scolarisation générale, formation à unmétier, soins médicaux et repas du midi. Le centre existe depuis 1995 et a , à ce jour,950 enfants très défavorisés.. C'est grand et pas mal du tout. Les enfants sont propres et bien polis. A l'origine créé par des soeurs ialiennes, cela est maintenant financé par des dons et ventes d'artisanat. Nous servons de facteurs en prenant des nappes pour une assoc en Bretagne.

La gare de Soarano est l'ancienne gare de la capitale, elle ne sert plus que pour les marchandises. Jolie de l'extérieur, moche de l'intérieur.

Marché d'Analakely,petit marché populaire avec plein de monde et quelques stands d'artisanat

Le soir, concert malgache dans une sortede bar. C'est assez sympa.Très rythmé, les gens se mettent à danser dans une ambiance très bon enfant. Les femmes sont belles, habillées plutôt sexys et savent bouger! Moment très sympa, je regrette d'être aussi fatiguée.

 

11 Sept-Hôtel à Ivato, proche de l'aéroport.

Retour sur Tana pour le palais de la reine.Vériable massacre, il a été incendié pendant les émeutes de 2002 ( élections présidentielles). Rien n'a été rénové et en fait le palais est une ruine. C'est l'ancien palais de différents rois et reines ainsi que leurs tombeaux. Il y a aussi l'église, elle bien restaurée et t/rès jolie. Deux noms reviennentrégulièrement: Jean Laborde et James Cameron. Deux personnages, l'un français, l'autre écossais qui ont beaucoup fait pour la ville. Dommage qu'il n'y ai pas de conscience du patrimoine....

Expo sur les tissus malg%ache au palais du 1er ministre. Petite mais avec pleins d'explications interessantes en insistant sur l'aspect social, culturel du tissu d'habillement. Pas mal.

Descente à travers le quartier résidentiel, calme avec de jolies maisons traditionnelles de la région. Il manque un peu de charme, d'âme.

Marché de la Digue sur la route de l'aéroport, de l'artisanat Vendeurs blasés, plus difficile de négocier. Seul interêt dépenser les derniers ariarys.