
La havane
Du 04 au 09 Déc 2016- La Havane- Cuba commence avec plus d’1h30 à attendre les bagages! Wahouuuuu
Taxi de nuit. C’est le dernier jour de deuil pour Fidel Castro et nous sommes dimanche, résultat c’est très calme.
Accueil chaleureux à la casa particular où je dors. Ah non! On m’emmène ailleurs. Boudiou! Que c’est vétuste! J’ai un mini appartement pour moi toute seule dans un immeuble….poubelle! C’est sommaire mais propre. Eau tiède mais pratiquement pas de débit!
Avant le petit déjeuner à la cas, je fais un petit tour de quartier. Je suis hallucinée, c’est presque un choc. Tout est délabré, limites ruines parfois. Comment expliquer…..Les gens vivent dans des espèces de taudis. Les murs s’effritent, les carrioles roulent sans roues…
Petit déjeuner très copieux: fruits, pain,beurre, une espèce de pâte de fruits qui sert de confitures, jus de fruits, des œufs. Il n’est pas compris dans le prix et on nous l’impose gentiment. Il faut bien préciser si on ne le souhaite pas. L’appartement, en plus des 3 chambres, a une petite cuisine et une pièce salon/salle à manger avec tout le confort et une déco très kitch. Je suis chez des cubains « riches ».
Les façades du centre touristique de la vieille havane sont restaurées et c’est très beau. De vrais bijoux d’architecture. Au fil de mes déambulations, je vais très vite me rendre compte qu’il y a 2 havanes. Celle des touristes, nombreux, avec des restaus, de superbes monuments, quelques boutiques et l’autre, celle des cubains, où les magasins sont vides, où les mamies vendent du café à la thermos pour survivre. C’est impressionnant.
1h de queue à une « cadeca » , maison de change.
Traversée de la ville dans tous les sens pendant je ne sais combien de temps pour trouver un billet de bus. 1 fois, il faut revenir plus tard, 1 fois ils n’en vendent pas, 1 fois il faut aller au terminal. Que c’est compliqué! ET une fois trouvé, je n’ai plus de place pour le samedi, il me faut partir le dimanche!
On ne peut avoir internet que dans les halls des grands hôtels, il faut acheter une carte et après je galère pour la connexion! Wahouuuuuuuu ma patience est mise à rude épreuve!
A plus de 14h, enfin, je me pose! Pour me remettre de cette matinée, je m’offre un mojito super bon. A l’intérieur, un groupe de salsa. C’est très agréable. Et heureusement car il me faudra attendre 1h entre le moment où je m’assoies et l’arrivée de mon assiette de spaghettis!
Place de la cathédrale superbement restaurée. Joli et agréable. La cathédrale est de même; jolie , sobre et agréable.
Le malecom: rien d’extra. Une grande avenue avec la mer, belle et bien bleue. Il y a pas mal de voitures donc de bruit et face à la mer des immeubles délabrés.
Visite du musée de la ville qui se trouve dans un palais colonial magnifique sur la place des Armes. Cette place arborée est bordée de bouquinistes et très agréable. Au rez de chaussé du palais, des calèches. Au 1er, divers objets sur la ville. La visite vaut surtout pour le bâtiment.
Maison de Guyasamin. Coup de cœur. C’est un petit palais colonial mignon comme tout avec toujours unpatio. On y voit des œuvres de ce peintre équatorien. Spécial mais sympa. Des portraits. Il est ici surtout connu pour un portrait de Fidel à qui il a donné les mains du Christ. Ensuite, on voit sa chambre, sa salle de bain et sa salle à manger.
La plaza Vieja est magnifiquement restaurée et c’est un délice d’y flâner. Il y a des musiciens, des enfants qui jouent au foot, le soleil est là….Je m’adapte à La Havane!
Après l’achat d’un billet dans un grand hôtel, ballade dans « Habana centro » pour aller à la fabrique de cigare. Un quartier sans touriste où je retrouve la vie cubaine. Des immeubles toujours très défraichis mais certainement un peu moins vieux. Dés que l’on quitte les artères principales, on a un peu l’impression d’être dans un village.D’ailleurs, je croise une ou deux charrettes à cheval. Les gens sont dans la rue à discuter soit debout soit assis sur un siège de fortune. Un homme nettoie son ventilateur, un autre fait remplir son briquet e plastique, un encore farfouille dans le moteur d’une voiture sans âge…
La fabrique de cigares « Partagas » est dans un immeuble moderne. A l’intérieur, beaucoup de monde, beaucoup de touristes. Coup de chance, une femme passe devant moi et me dit qu’elle va commencer en français. Je ne la quitte plus! Ici, 7 marques différentes sont fabriquées. Les feuilles viennent de « Pinar del Rio » et sont déjà fermentées dans des feuilles de palmiers. Il y a 5 feuilles dans un cigare et ce ne sont pas les mêmes sortes de plantes à l’intérieur et à l’extérieur du cigare. Au 3eme étage, on voit les « torcedores » travailler. C’est assez impressionnant. Une immense salle où sont assis hommes et femmes faisant leurs cigares et en ayant souvent un à la bouche. Ils travaillent 8h avec 1h pour déjeuner. Ils ont droit à 3 cigares par jour qu’ils peuvent revendre s’ils ne les fument pas. Ils doivent fabriquer entre 50 et 180 cigares par jour et sont payés 50 dollars par mois pour 100 cigares. Il y a 460 personnes ici. On nous montre aussi la table de lecture. Au micro, chaque matin, 2h de lecture, des informations nationales et internationales, l’après midi 2h d’un roman d’amour; cela pour distraire d’un travail répétitif. Au 2eme, la production est mise en boite à la main et uniquement dans des coffrets de bois de cèdre. Visite impressionnante et passionnante.
Un soir, je prend le bus avec la jeune fille qui aide à la cas. Nous avons de la chance, il n’y a pas trop de monde. Le bus ne coûte vraiment rien et ma compagne me laisse payer sans aucune hésitation et sans un merci. Nous allons à ma demande dans une « pena » à Vedado. Ce quartier me laisse une impression de « sans intérêt ». De grandes avenues et rues avec de belles maisons, coloniales ou pas, plus ou moins restaurées. Grosse déception, je ne sais pas pourquoi mais pas de musique ce mercredi là. Nous sommes venues pour rien! Retour avec un taxi collectif. Elle arrête une voiture des années 50….Unique….A l’intérieur, il n’y a qu’un volant et un levier de vitesse. C’est vraiment incroyable. Comment un taco pareil peut-il encore rouler??!!
Ma jeune cubaine me propose d’aller à une fête religieuse ( dixit). C’est en fait une cérémonie de santeria, l’animisme local. Dans une maison, une sorte de petit autel, 3 afro cubains et leurs tambours, des gens. Arrivent à la queue leu-leu, une vieille femme avec dans une calebasse de l’eau dont elle jette quelques gouttes au sol et des gens qui entourent une femme. Cette dernière est vêtue d’une robe jaune avec une sorte de couronne/diadème. Une autre femme, maitresse de cérémonie, chante et le public lui répond, tout en faisant un cercle dans la pièce. Les tambours les accompagnent. Au bout d’un certain temps, il y a juste les tambours et la femme à la robe qui danse. Elle finit par être dans une sorte de transe jusqu’à ce que « la pretresse » la stoppe. On l’aide à s’allonger sur un côté puis sur l’autre, elle embrasse les tambours en se prosternant puis sort. Le même scénario se produit plusieurs fois avec des personnes différentes. J’ai juste compris que cette cérémonie sert à se purifier. Un moment fort et inoubliable de ce voyage; je suis ravie.
5se trouve dans l’ancien palais présidentiel, assez défraichi à l’intérieur. Il y a tout de même 1 ou 2 salles avec lustre et peintures murales, la grande salle est, elle, en restauration. Le musée retrace toute l’épopée de Fidel avec des tas de détails des différents combats de la révolution: textes, photos, objets des combattants.Puis après avoir renversé Batista, les actions du gouvernement de Castro. On ressent très très fort la propagande. Ce n’est vraiment pas objectif et la réalité à ce jour est bien loin d’être aussi paradisiaque que le laisse penser le musée.
Santa Clara
10 & 11 Déc 2017- Santa Clara Assez folklo le terminal de bus à La Havane. Il faut comprendre comment cela fonctionne! Malgré l’achat du billet, il faut s’enregistrer puis enregistrer les bagages puis donner un billet au chauffeur et enfin on eut monter dans le bus.
La route est très large et il y a plus de carrioles à cheval que de voitures. Nous sommes dimanche , Santa Clara est calme. Cela me fait un peu penser aux villes mexicaines.
La casa où je suis est chouette. Une grande chambre qui ouvre sur un patio avec plantes, fontaine, table. Mais après le ravitaillement habituel, je vais en voir une autre car le lendemain la mienne est pleine. Je tombe sur une dame charmante qui me donne envie de dormir chez elle.
A Santa Clara, beaucoup de vélos taxi mais aussi des motos taxi et la carriole taxi. C’est trop drôle.
Je vais au train blindé. Ici, le che en 1958 a attaqué un train blindé plein de munitions. Ce fut le début de la déroute de Batista, une bataille rapide, décisive et couronnée de succès. On voit sur le site le bulldozer avec lequel il a arrêté le train et 3 wagons. A l’intérieur de ceux-ci, photos et objets retraçant cette bataille. Un peu plus loin, devant le siège du parti communiste, une statue en bronze du héros portant un enfant.
Je suis impressionnée par la propagande Fidel Castro. Il y en a partout! Des portraits, beaucoup dans la rue, les maisons, les magasins et des tas de citations. Je vois même dans la cour de récréation d’une maternelle des phrases de Fidel écrites. Je comprends pourquoi les cubains vivants à New York, rencontrés ce matin, m’ont dit que cela ne changerait jamais.
La ville ne semble pas trop pauvre. Une rue piétonne regroupe des magasins. Des sorte de minis supermarchés avec doit des rayons bien vides, soit les quelques marchandises présentes sont derrière des comptoirs vitrines. Dans ces derniers les produits sont exposés avec le prix et on demande ce que l’on veut. Il n’y a aucune concurrence de marques. De l’huile, beaucoup d’alcool, quelques sauces en conserves, lessive, lait. Pas de yaourts, pas de crème fraiche, pas de biscuits ni sucrés ni salés, pas de légumes en conserves. Une seule marque de café, le papier toilette est vendu au rouleau. Nous sommes très très loin de nos sociétés de consommation!
Grande marche pour aller place de la révolution. C’est une grande esplanade vide. Le mémorial et le musée sont fermés. Mais la statue du che est impressionnante. Sur un immense socle en béton, une statue en bronze tout aussi immense. Cela en impose! A coté, une stèle avec une lettre du che à Fidel. le tout est gardé par quelques militaires.
Cienfuegos
12,13,14 Déc 2016- Cienfuegos. A Santa Clara, une moto taxi m’emmène au terminal de bus, à Cienfuegos, un vélo taxi me dépose à la casa. J’aurais tout fait!
Super casa! Vue sur la baie et ma chambre, au 1er étage, a une terrasse avec table et chaises donnant sur l’eau. Pleins de plantes, cage avec oiseaux, poissons. Super déco!
Ballade le long de l’eau pour rejoindre le parc central. Il est entouré de maisons basses et de palais coloniaux. Comme à Santa Clara, le centre se concentre dans une grande rue piétonne où toute l’animation se concentre.
A la casa, une succulente pina colada avant un diner de langouste. Ce repas est gargantuesque et avec le cadre c’est très agréable.
Quelques kilomètres de marche pour aller à la Punta Garda, la pointe sud de la ville. Boudiou, qu’il fait chaud! La promenade est superbe. Il n’y a ici que des maisons dont certains grands palais superbement restaurés. On longe la mer et on peut voir des pêcheurs. La « punta »est magnifique. Tout d’abord, uncul de sac avec des palais et a mer partout. Et au bout de la dernière rue, un jardin avec de la musique et une jolie vue sur l’eau.
En attendant l’heure de mon départ, je me retrouve, à la guest, à prendre un cours de salsa. Géant! Je m’éclate pendant 30mn. Inattendu, amusant, sympa.
Trinidad
14 au 19 Déc 2016- Trinidad- Un peu trop de rabatteurs à la gare de bus. Un peu lourd.
Au petit déjeuner ici, j’ai une sorte de yaourt liquide et des biscuits maisons. Hummmm que c’est bon! Et ça change!
Plus on s’approche de la Plaza Mayor, plus la ville est agréable et typique. De petites rues, sans aucun véhicule, avec des pavés totalement disjoints et de petites maisons colorées..
J’essaie d’aller au museo romantico mais il est fermé pour restauration. Je me rattrape avec un bon déjeuner dans un joli restau.
qui se situe dans l’ancien couvent françois d’Assise. Je jette un œil rapide aux salles mais encore une fois cela retrace dans le détail les batailles révolutionnaires de la région et c’est de la grosse propagande. Au bout du 3eme musée, cela devient énervant. Je monte dans le clocher, ce qui était le but de ma visite, pour voir le panorama sur la ville et la région. C’est joli. D’un coté quelques montagnes, de l’autre, la mer. A faire.
La petite gare de touristes de Trinidad est toute mignonne. Elle se trouve dans un quartier populaire où passent pleins de charrettes. Cela donne une ambiance western. Le train a 2 wagons tout en bois et une locomotive de 1975 à vapeur. Pendant 1h30, nous traversons la vallée de Los Ingénios. Les paysages sont chouettes; nous sommes en pleine nature avec juste de temps en temps soit une maison de paysans soit un cavalier qui passe. Le terminus est une ancienne fabrique de sucre. J’ai la chance de tomber sur un gars sympa qui y a travaillé avant qu’elle ne ferme. Cette fermeture a eu lieu en 2001 au moment de la crise sucrière. 460 personnes travaillaient ici. Si j’ai bien tout compris: la canne était coupée à la machine sauf en cas de terrain escarpé. Puis elle est broyée. On en extrait le jus ( qui se boit. Bof) dont on fait une mélasse mais je n’ai pas compris comment on fabrique les cristaux de sucre. Au retour, arrêt au village Iznaga. Ici aussi ambiance western. On s’attend à voir des indiens attaquer le train! Il n’y a qu’une rue où des cubains attendent les touristes avec nappes et autres broderies. Le but est une tour construite par un négrier certainement pour surveiller ses esclaves dans les champs de canne à sucre. Trop touristique, je préfère m’asseoir sur les marches d’une maison et passer un moment d’échanges avec deux vieux messieurs et une femme. Un moment génial. Je suis contente de ce contact authentique, simple.
Varadero
19 au 22 Déc 2016- Varadero- Après 6h de bus, je suis un peu déçue par le rapport qualité prix de ma casa. J’essaie d’en changer mais partout c’est complet et ici, les prix sont élevés. Bon, je reste là où je suis! J’ai l’avantage d’avoir une chambre dans un bungalow qui donne dans un petit jardin charmant avec une clim silencieuse, de l’eau chaude avec un débit correct et d’être à 50m de la plage.
Varadero est en fait une seule avenue sans intérêt avec de temps à autre des stands de souvenirs et quantité de casas. Aucun charme, aucun attrait. Par contre, il y a une plage de 20kms de sable blanc et fin. Vu sa longueur, elle est assez déserte malgré le nombre de touristes. Le soleil est là, l’eau est chaude. Je passe 3 jours à trainer, m’offrir des cocktails et aller à la plage.
Et au mois de décembre, pour une fois, vu ma fatigue, ce n’est pas désagréable du tout!