Voyager: Mexique,Amérique centrale

 

Mexico

 

Du 05 au 08 Juin 2016-Qu’il est long de sortir de ce fichu avion après 12h de vol! Puis queue à l’immigration, à la douane, change, taxi….Ouf! Après 1h30 me voilà dans le taxi direction mon hôtel. Celui-ci est bien situé dans le centre historique, joli avec des chambres sommaires; ça ira.

On est dimanche, tout est fermé, je suis cassée et il pleut. Aussi, je ne sors que pour acheter de l’eau.

J’espérais une nuit réparatrice: complétement loupé! Entre la chaleur, le décalage horaire, le mal de tête certainement dû  à l’altitude ( Mexico est à 2300m) et peut être l’excitation, je dors très mal.

06 Juin: Je pars découvrir le centre et me dirige vers le zocalo. Le zocalo est en fait la place principale des villes, quartiers ou villages. 1ere réflexion, il y a des flics, agents de sécurité, militaires, gendarmes partout! C’est impressionnant. Est-ce curatif ou préventif? Pourtant je ne me sens pas en insécurité et pendant mes 5 semaines de périple, je n’aurais pas une seule fois ce sentiment.

Il y a pas mal de rues piétonnes. Des magasins partout soit à l’européenne soit des gargotes. Pas de charme ou d’unité architecturale mais ce n’est pas non plus désagréable. De beaux bâtiments disséminés.

2eme réflexion, je vois plusieurs églises ou édifices qui penchent franchement. Cela m’impressionne beaucoup. Hallucinant! Restes de séismes. N’est-ce pas de la nature plutôt que des hommes dont il faut avoir peur dans ce pays???….

Le zocalo est immense. Une place gigantesque avec autour pas mal de circulation. En son centre, la préparation  d’un évènement empêche de réaliser la grandeur du lieu mais le laisse deviner.

La cathédrale est jolie de l’extérieur et a, adossé sur la même façade, une 2eme église. L’intérieur me plait moins.

Sur un coté de la cathédrale, la rue Moneda reprend, toujours piétonne, mais avec beaucoup plus de style. Bâtiment, maisons de style coloniale. On ressent plus le pays ici. D’ailleurs j’y vois mes 1eres femmes avec jupes froufroutantes qui me rappellent le Pérou.

Je vais voir l‘église Santissimo Trinidad qui s’est affaissée de 2 mètres sous la rue!Mais le plus délirant est « l’ex Teresa Arte Actual ». Il est fermé mais j’ai la chance de pouvoir y entrer pendant la préparation d’une manifestation. Je n’en vois qu’une salle vide sans aucun intérêt. Mais l’incroyable n’est pas là….le sol est complétement penché. On se croirait à flanc de montagne! Totalement dingue! Cela penche tellement que j’ai très vite le sentiment d’être ivre, sorte de malaise. C’est bien la 1ere fois que je vois un tel édifice et que je ressens une telle sensation. Je n’en reviens pas!

 

Tout ce quartier est plus populaire. Il y a quantité de mini cantines dans la rue. Pour rien, les gens mangent assis sur des tabourets. Pleins de bouibouis de breloques aussi. Je découvre ensuite mon QG culinaire. Une grande boulangerie/viennoiserie où l’on peut acheter à emporter ou à déguster sur place toutes sortes de pains. Mais c’est aussi une cafeteria avec des plats. Je teste les chilaquiles verde pour un prix dérisoire. ce sont des tortillas ( galettes de maïs) frites dans une sauce pimentée avec des bouts de poulet et du fromage. Le lendemain, ce sera mes 1ers tacos que l’on garnit avec ce que l’on veut et un jus de Guanabana, jus de corossol. Très bon.

Je traverse le centre pour aller me balader dans un grand marché d’artisanat. Trop tôt pour acheter mais cela donne une idée de ce que je peux peut-être trouver.

Je teste le métro.Pas très moderne, sièges en plastique. Je suis très surprise de constater qu’il n’y a pas de clim. Peut être en panne….Par contre, il y a un wagon réservé aux femmes et aux enfants mais sans obligation. Bon, rien d’extraordinaire!

Je négocie un « faux » taxi pour m’emmener dans le quartier Cayocan. Coup de cœur. Je visite la maison de Frida Kahlo, peintre mexicaine née en 1907 et décédée en 54. Elle est atteinte à 6 ans de la polio et à 18 ans a un très grave accident de bus. Toute sa vie sera souffrance physique. Engagée communiste, féministe, elle peint beaucoup d’auto portraits. La maison est toute bleue, le musée très sympa et le jardin extra. Une visite très sympa. Le quartier résidentiel est calme tout en étant vivant. J’adore . Le zocalo est un lieu de vie fort agréable; la mairie un bâtiment mexicain comme on les imagine.

 

Je passe un moment sympa au marché à gouter des mangues, découvrir le fruit maney sapote que je confonds avec une mangue, à acheter un pitaya (fruit du dragon). Je le mangerais à l’hôtel, c’est insipide; vraiment bof bof.

J’aime beaucoup ce quartier de Mexico.

Lorsque je retrouve mon taxi, il me fait gouter de la mangue saupoudrée de………chile, soit du piment!!

Je passe devant le musée des beaux arts. De l’extérieur, il est superbe, au milieu d’une sorte de parc. Bien agréable un peu de vert. Je tombe aussi sous le charme de la poste centrale.

Direction le museo mural Diego Rivera. Il n’y a qu’une seule fresque murale immense à voir mais gros coup de cœur. Je suis en extase devant cette peinture. C’est de toute beauté. Vraiment superbe.

En rentrant, je remarque que 95% des femmes sont en pantalon. Une raison?

En soirée, il tombe des trombes d’eau. Les cireurs de chaussures sortent les capes en plastiques. Les rues sont très vite inondées, ça coule de partout! Et lorsque la pluie s’arrête , tout de suite le soleil est là. 10mn plus tard aucune trace d’eau! Les trottoirs sont secs, l’eau s’est évacuée à très grande vitesse, les cireurs ressortent leurs cirages. Amusant

 

 

Musée des Arts populaires. J’y vais alors que la ville se réveille. J’aime bien; c’est encore relativement calme; on y voit les gens, café à la main (ils en ont tout le temps) se rendre à leur travail, les boutiques se préparer à ouvrir….Le musée est dans un édifice baroque qui ne me touche pas particulièrement. Très moderne à l’intérieur, on y voit  des œuvres en papier mâché de toute beauté et certaines de taille immense. C’est très coloré. Il y a aussi beaucoup de statues, objets liés à la mort. Celle-ci est appelé « la catrina » et est présente partout. EN souvenir, des têtes de mort, des squelettes (statues, portes clés, tirelire…); dans la rue, sorte d’autel qui est une femme squelette habillée à qui il semble que l’on fasse des offrandes; dans les hôtes, pareil, une femme squelette habillée trône….Il doit y avoir un rapport à la mort bien différent de chez nous.

Dans ce même musée, toute une série de très beaux masques de cérémonies, principalement, des animaux.

Pause au café La Habana  où le Che a rencontré Fidel Castro. Immense salle des années 50. Le café est torréfié ici.

Grande balade pour rejoindre La Torre Latina. Je repasse par le parc de l’Alameda que je trouve aussi agréable que la veille.  Le mirador de la tour culmine à 138m et a été construite par la société qui a fait l’Empire State Building. Elle a résisté à tout les seismes! On y voit la démesure de Mexico; cette ville est immense! Beau panorama  à 360°. Quelques étages plus bas, un petit musée de photos de la capitale. Bien sympa.

 

Dernière étape qui sera le gros coup de cœur de la journée: le secrétariat de l’éducation publique. C’est un ancien grand couvent. Un havre de paix, de sérénité et de silence au milieu de la cohue citadine. On en oublie que nous sommes en pleine capitale.L’architecture est superbe avec des cours arborées. Sur les murs, une grande quantité de peintures murales de Diégo Rivera. Certaines à consonance politique montrant bien ses idées communistes, d’autres de la vie quotidienne ou encore représentant les sciences. Superbe! J’adore cet endroit.

Je suis surprise par la gare de bus. Elle est souterraine, avec escalators, très moderne, avec wifi. Les places sont numérotées et on me fait prendre une assurance. Bus à l’heure, moderne.

 

Puebla

Le paysage entre Mexico City et Puebla est montagneux sans rien de bien marquant.

Puebla entre le 09 et le 12 Juin 2016-Un tour dans Puebla et déjà cette ville me séduit….Les rues sont très colorées soit avec des maisons coloniales, soit avec des maisons mexicaines de couleurs vives, 2 étages max et toits terrasses. Le zocalo est un lieu de vie bien agréable. Me voilà au Mexique!

Je passe devant l’église San Fransisco. Elle est impressionnante de l’extérieur. Mélange de peinture jaune, de briques rouge et de quelques azulejos espagnols. C’est superbe. Toutes les églises ici sont grandes, très typées et très colorées. Par contre, chaque fois, je trouve les intérieurs banaux.

Le théâtre principal , tout jaune, et aussi très typique. Chouette. Il y a un spectacle d’enfants et j’ai juste le temps de jeter un œil à l’intérieur avant de me faire jeter. Rien de spectaculaire dans la salle.

Le quartier « Barrio des Artista », quartier d’artistes et d’artisanat super sympa. Les maisons massives,carrées, peintes ont beaucoup de charme pour l’occidentale que je suis.

Partout dans cette ville, il y a de la musique:musique criarde des magasins, musique des saltimbanques du violon classique au djembé, musique des groupes des cafés….

 

La casa Alfenique, maison coloniales très rouge et très blanche. Des objets du 18eme S et au 2eme étage une maison avec toutes les pièces qui vont bien.

Je vais déjeuner d’un chile en nogada. Spécialité de Puebla, c’est un piment farci de viande avec pignons, raisins secs, noix, le tout dans je ne sais quelle sauce avec des grains de grenade. C’est à tomber; un vrai délice! Le meilleur plat de tout mon voyage. Le patron vient discuter. L’affaire est familiale et c’est la grand- mère ou l’arrière grand-mère qui est à l’initiative des recettes. Il m’offre une liqueur dans laquelle trempe un morceau de fromage et un raisin sec. ça se boit tout seul! Ensuite je goûte la fameuse sauce mole, à base de chocolat. Un endroit calme avec des gens charmants. Très bonne adresse.

Petite forme. Je crois que je ne mange pas assez. Je vais faire un tour au marché mais décevant.

En retraversant la ville, je tombe sur un bouiboui où un homme imprime. Il me fait signe d’entrer . Ses deux machines datent des années 50! Quelques minutes d’échanges fort sympathiques et je repars.

 

Visite de la maison des frères Serdan Alatriste, acteurs de la révolution en 1910 à Puebla. Ici, ils organisent des réunions et c’est dans cette maison qu’ils furent tués. On voit les impacts de balles sur le mur de l’entrée et dans une salle. Dommage que ma culture mexicaine soit si restreinte…. On est bien plongé dans l’ambiance. On y voit la maison dans son quotidien avec pleins d’explications sur la révolution….en espagnol!

Le Mercado de Sabores Poblanos est une halle moderne, propre avec tables et chaises et pleins de comptoirs de nourriture locale. Je choisis un peu au hasard et mange du riz dans une sauce épicée, un beignet de pommes de terre, un de choux fleur, le tout avec une eau d’ananas.

Puebla un dimanche, rien à voir! Le centre est piéton et laissé aux vélos. Je passe un moment à regarder la vie sur le zocalo. Extra! Il y a un curs de gym, des jeux. Les cloches de la cathédrale sont sonnées à mains d’hommes. Partout de la musique, des troubadours.

Le temple Santo Dominguo. Massif, grand, rouge, il n’est pas des plus jolis à l’extérieur. 2 autels assez dorés et pleins de saints. Mais c’est en approchant de ces autels qu’il y a un choc. A droite, une chapelle…à couper le souffle. Ce n’est que dorures. Époustouflant et superbe. J’ai juste le temps d’y pénétrer, de l’admirer avant qu’elle soit fermée pour l’office.

 

Je vais ensuite au musée Amparo où il y a une terrasse sympa avec vue sur les toits de la ville. Le musée a une superbe collection d’objets pré hispaniques, aztèques et mayas. Mais je suis perdue sur ces civilisations. Une collection de l’époque coloniale me branche moins, trop d’objets ou de peintures religieuses!

Bibliothèque Polafoxiana. Juste une pièce mais de toute beauté, tout en bois. Il y a ici 45 000 livres dont 60% sont sur la religion et 40 sur la science. Magnifique.

 

Oaxaca

 

Du 13 au 17 Juin 2016-Au bout de 2h de route, nous sommes bloqués par un barrage de manifestants.Le chauffeur fait demi tour et passe par la montagne. ça ne loupe pas: mal des transports! C’est long! A un certain moment, il s’arrête et j’arrive à comprendre que les profs manifestent, que nous allons faire un convoi de bus. Et nous voilà à travers villages, sur des pistes non goudronnées et à passer par des rus. Nous mettrons plus de 7h au lieu des 4h30 prévues!

La guest est tout près du centre mais cela me semble moins moderne et joli que Puebla, plus bourg que ville.

Journée pas mal farniente.

Pour découvrir les lieux, je vais au syndicat d’initiative. Et bien, dés que l’on quitte le coin du zocalo, les rues sont calmes, charmantes, toujours très colorées.

Papotage au syndicat. Le gouvernement a changé en Février et il veut mettre l’éducation payante. Les instits et les profs refusent, manifestent, font des blocus. Il y aurait encore à Oaxaca 20% de la population ne sachant ni lire ni écrire.Le zocalo est envahi,outre par les chalands, par des baches en plastique, par des tentes de ces manifestants. Il y a aussi quantité de stands de nourriture, de vêtements, de gadgets et d’artisanat.

 

Je teste les chapulines, des sauterelles grillées. J’ai un peu de mal à faire le pas. ça croque sous la dent mais le chile emporte la bouche, donc pas vraiment de goût.

Le temple Saint Dominique. Comme très souvent rien d ‘extra à l’intérieur.

Le centre culturel Saint Dominique se trouve dans l’ancien monastère St Dominique. Immense avec des cours intérieures très jolies. Le jardin est féérique avec toutes sortes de cactus. Les anciennes cellules servent de salles d’expo. Ce musée retrace les différentes époques dans la région de la préhistoire à l’époque coloniale puis des salles sur la vie quotidienne. Le parvis de l’église et du musée est très agréable pour une pause. Belle visite.

Je vais repérer le bus pour le lendemain et le taxi pour le départ. Un quartier, le sud du centre,encore différent. Bus repéré et incroyable, on m’annonce le prix de 10 pesos pour aller en taxi à l’aéroport!

En fait, pas grand chose à faire dans cette ville mais de belles balades et la vie à observer. Le tout avec pleins de stands d’artisanat. Vraiment sympa.

Zaachila, un village indien à 20kms d’Oaxaca. 45mn d’un bus brinquebalant. Wahouuuu….tout de suite gros coup de cœur. C’est plus un bourg qu’un village mais très dépaysant. Durant 3h, je déambule sur un grand marché. Les indiens descendent des montagnes pour vendre fruits, légumes, poulets vivants, maïs et tout ce qui peut se vendre! Les gens sont très typés. Les femmes sont en jupe souvent avec un tablier, beaucoup ont deux tresses pendantes et attachées ensemble à leurs extrémités. Partout beaucoup  de chapeaux de « cow boys » chez les hommes.

Je bois un café que l’on me sert avec un bâton de cannelle. Je découvre l’eau d’orchata, un jus de riz , de melon avec cannelle. Je discute à droite, à gauche. Génial. Je découvre un bouboui qui est la chocolaterie. Des fèves de cacao broyées, cela donne une pâte. On y ajoute du sucre, on mélange et voilà! On ne peut pas plus naturel! Et en plus, c’est bon!

Le lendemain, à Oaxaca, après avoir fait du change dans un magasin d’appareils ménagers qui vend des motos (!!) et qui a aussi, au fond de son hangar, une banque (!!!); je vais découvrir l’église de la Solidad. Elle est sur une petite place ombragée,agréable. Sa façade n’est pas très colorée mais ressemble à un retable. Joli. Attenant, l’ancien monastère sert maintenant de mairie. La cour intérieure est sympa.

Passage au marché. Immense. Il est couvert mais par des bâches en plastique! ET là encore, de la musique partout! D’abord à l’intérieur du marché, des mariachis je pense. Puis en retournant, je tombe sur un attroupement. Ce sont des musiciens et des gens qui dansent. Quelle ambiance! La vie dans les pays du soleil est vraiment différente….

Passage au marché artisanal mais ça ne vaut pas le coup. Plus sympa et plus de choix dans les rues aux alentours du zocalo.

 

Palenque

 

18 au 19 Juin 2016-Grosse journée de transports. A Oaxaca, les taxis Raya sont des taxis collectifs, nous sommes 6. Il me dépose aux abords de l’aéroport; cela vaut le coup pour 10 pesos!

1 avion, 2 avions, un bus pour finir un collectivo. Tout ce voyage est long, j’en ai ras le bol mais tout se passe à merveille.

Lors de la descente du vol à Villahermosa, je suis surprise. C’est une immense plaine, plus de montagnes comme jusqu’à maintenant. Les grandes étendues d’eau marron vues du ciel sont certainement des inondations car c’est très vert.

2eme grosse surprise: le climat à la sortie de l’aéroport. Il fait très très chaud avec un taux d’humidité très très élevé. Jusqu’à maintenant j’avais eu une chaleur sèche. Impressionnant!

Les 2h de bus me confirment le changement de paysage. Des plaines avec des troupeaux de bœufs, de chevaux et quelques taureaux. On ne traverse pas une seule ville. Des bicoques, des bouibouis servant de commerces le long de la route. Cela semble plus pauvre. Je vois aussi à plusieurs reprises des mexicains montés à cheval avec leur chapeau de cow boy. Très typique comme image.

 

Après le bus, un collectivo me pose en pleine forêt à Palenque. Le cadre est splendide, très romantique. Ma cabane: une pièce avec en guise de fenêtre une moustiquaire, un lit, une chaise, un toit de feuilles et une vue extra sur la forêt. Derrière ma « chambre » une piscine. Pour le reste, c’est juste une végétation tropicale très dense. En bruit de fond, des singes hurleurs!

Le lendemain, je vais à pied au site maya. Balade sympa à travers la forêt mais je suis surprise par le nombre de voiture qui passent. Et je dégouline, je dégouline…..Cela en devient vraiment casse pied avec les lunettes!

Le site maya de Palenque m’impressionne moins que ceux, incas que nous avions fait au Pérou. Par contre, il est vraiment dans un cadre paradisiaque et cela lui donne toute sa beauté. Grandiose avec la forêt. Un palais, plusieurs temples bien restaurés. La descente se fait par la forêt. Il n’y a personne, on trouve plusieurs cascades. Chouette.

Fin d’après midi à la piscine. L’eau, non chauffée, est incroyablement chaude. Un peu de glandouille fait du bien

 

San Cristobal

 

20 au 22 Juin 2016_8h de bus qui seront en fait 9h30. Pause sur le bord de la route qui me permet de manger un tacos, de l’ananas, boire un jus de corossol. Un vrai festin! Mais même avec cela , c’est long et à la fin je n’en peux plus! La dernière partie de route est époustouflante. Sur une falaise, nous dominons la plaine, la vue est à couper le souffle.

San Cristobal, les nuits sont plus fraiches. Au matin, je pars déambuler dans la ville. Encore une fois, elle est super sympa, typique, de taille humaine. Le quartier de la guest est un peu plus populaire que le centre tout en étant proche de celui-ci. Très bien. La maison est d’architecture mexicaine avec une jolie cour, les murs peints.

Grand parvis devant la cathédrale où l’on peut observer la vie. Il y a ici pleins d’indiens, pas mal de femmes habillées traditionnel. ce pays est bien dépaysant.

Visite d’un petit musée sur l’ambre. C’est une résine fossilisée. Elle tombe de l’arbre et avec le temps se fossilise ce qui fait des mines que l’homme exploite. L’ambre est utilisée en pouvoir magique et en médecine traditionnelle. Ce musée est dans un ancien couvent et les droits d’entrée servent à sa restauration. Il est sur une place adorable où il fait bon se poser.

 

Je remonte au temple Dominique par une agréable rue piétonne. Autour du temple, un grand marché d’artisanat. Il y en a partout dans ce pays! Et vu les prix pour nous, difficile de résister…. Le temple est comme chaque fois avec une magnifique façade et rien de très marquant à l’intérieur

 

 

La guest est à flanc de montagne dans une ruelle sans voiture mais….avec de rudes , très rudes marches. La maison est un véritable labyrinthe très joliment décorée. Tous les murs sont peint de couleurs vives avec des dessins aztèques ou mayas. C’est vraiment très mignon. Plusieurs minis cuisines, des bombonnes d’eau, des tasses avec du thé, 2 terrasses avec une vue extra sur Guanajato. Ma chambre, pas très grande, est du même ordre. Mignonne comme tout. Quartier fait de petites maisons enchevêtrées les unes les autres où la vie semble couler paisiblement avec minis jardins, chiens que je maudirais souvent, musique dans les maisons….Par

Départ en colectivo pour le village maya de San Juan Chamula. Le colectivo est blindé. Le village est plus un bourg mais quel dépaysement! Ils sont tous en habits traditionnels. Les femmes ont des jupes noires en « poils » de moutons, des hauts noirs avec au niveau de la poitrine des dessins de couleurs vives. D’autres une jupe en tissu épais noir avec des filaments scintillants, d’autres encore des « tissus » en coiffe. Les hommes par dessus un jean ou un pantalon à l’européenne, une veste blanche ou noire, sans manches, de ces mêmes poils de moutons. A la taille, une grosse ceinture. Lorsque j’arrive, ils descendent en procession à l’église avec une quantité énorme de compositions de fleurs blanches. Pétards dans tous les sens. Un grand nombre de groupe de musique qui jouent tous plus ou moins ensemble dans une joyeuse cacophonie. Unique. Tout le village est en fête. Il y a un marché. Beaucoup de monde, beaucoup de musiciens. Petit moment avec des femmes qui filent la laine pour ensuite faire des tissus. Je vais ensuite à l’église. Elle a été vidé de tout mobilier, les statues de saints sont au sol, pas de christ ou autre au mur. Au sol des épines de pin et une grosse quantité de bougies. L’église est blindée de monde et toujours cette cacophonie musicale. De ci, de là des gens prient. On me tend un petit verre de « posh », eau de vie de canne à sucre. Cela est sensé évacuer les esprits maléfiques. Et comme le précise le Routard, je vois beaucoup de gens boire du coca. Cela les fait roter et ainsi extraire le mal qui est en eux. Expérience unique que ce village!

De retour à San Cristobal, je vais au centre de médecine maya. Un mini musée, un peu pouilleux, m’apprend que les indiennes accouchent à genoux en tenant leur époux placé devant elles. Une femme, derrière la future mère, masse le bas du dos pour aider l’enfant à sortir.

Queretaro

 

24 au 27 Juin 2016-Super chambre dans l’hôtel de charme de Queretaro  de mon amie M. cela fait un bien fou d’être dans un endroit joli.

Je mange une tortas, c’est une tortilla dure ( genre chips) avec une garniture dessus. C’est bon mais je m’y perds car tout est à base de galettes de maïs. Les noms changent en fonction de la présentation. Pour moi, tout est un peu pareil.

Le soir, avec M. tour en voiture pour voir l’aqueduc. Il y a des sculptures géantes en papier mâché magnifiques. Point de vue sur la ville, 2 millions 200 000 habitants.

Le 5 Juin, au matin, moment super au marché où M. me montre tout un tas de choses inconnues pour moi. Je goûte, je teste, je m’emmêle tant il y en a. Shopping dans les boutiques européenne. Queretaro est la ville qui a le moins de charme à mon goût. Par contre, pleins de petites places à découvrir au hasard.

Diner au restau. Je teste la tequila pure bue avec, à coté, un verre de « sangrita » ( jus de tomate, d’orange, citron, tabasco, épices). Pas mauvais.

M. fait beaucoup pour moi. Quel accueil! Et de grosses parties de rigolades!

 

La casa Zacatena est un ancien hôtel particulier d’une femme riche qui a fait assassiner son mari et qui a été elle même tué par la suite. Du beau mobilier du 19 & 20eme S mais rien de vraiment génial.

Visite du musée des arts, un immeuble superbe. Ancien couvent baroque, les sculptures du patio sont extras. Le musée en lui même moins. Petit, pas mal de peintures religieuses baroques, ce qui n’est pas mon truc.

L’après midi, en voiture, nous allons au village de Bernal à 60 kms de Queretaro. Il est connu pour un immense rocher, le 2eme plus gros du monde. Endroit touristique et mignon comme tout avec ses maisons en pierre.

Découverte des garditas, toujours les galettes de maïs mais façon « chaussons » et des huitlacoches ( charbon du maïs), des champignons qui poussent sur les épis de maïs. Cela tue la plante mais le champignon est consommé.

En repartant M passe par la campagne environnant ce qui me permet de profiter de superbes vues. Encore un moment bien agréable.

Mon dernier jour ici est cool. Je suis épuisée. Je lis, j’écris, je discute. Le luxe possible uniquement quand le voyage est long comme cette fois.

Le soir, top du top: nous faisons un jacuzzi et M. fait monter sur la terrasse musique, tequila avec des morceaux d’oranges, fondue au chocolat avec de la pomme. Merci M.!

 

San Miguel

 

28 & 29 Juin-1h30 de voiture et nous sommes à Balneario Escondido. 10 kms de San Miguel, c’est un parc très nature où il y a des sources d’eau chaude ( 45° pour la plus chaude) et il y a différents bassins où l’on peut se baigner. Nous y restons jusqu’au début de l’après-midi. Bien agréable.

M. me dépose à San Miguel en voiture.

San Miguel, coup de cœur. Pas très grand , les rues sont calmes. C’est très typique, tout en ocre et rouge. Vraiment joli.

Pas de voiture autour du zocalo.

La Perroquia,cette église a un extérieur surprenant. On dirait un gâteau à la crème. Original. Elle fut construite par un architecte d’origine indienne qui voulut s’inspirer des cathédrales européennes. ouais….Surprenant mais pas trop moche. L’intérieur…Ben…je sature des églises et 3 jours après, je ne m’en souviens plus!

Par contre, je me souviens très bien du cortado et de la tarte au chocolat que je m’offre ensuite! Un vrai délice!

Très sympa que ce musée du jouet. Je suis hallucinée par ce qu’ils font en fibre naturelle, en osier. Beaucoup plus des œuvres d’art que des jouets!  Magnifique. De très beaux jouets aussi en bois et papier mâché. ça change comme visite.

 

L’oratorio de San Felipe Neri a une fois de plus une superbe . Dans une cour, je vois les cordes pour sonner les cloches. Ici aussi , cela se fait encore à la main.

Guanajato

 

30 Juin au 02 Juillet-2h de bus avec un paysage bien différent. Nous sommes quasi dans un désert de garrigue. C’est plus aride, même s’il y a toujours du vert. J’aime ce genre de paysage.

La guest est à flanc de montagne dans une ruelle sans voiture mais….avec de rudes , très rudes marches. La maison est un véritable labyrinthe très joliment décorée. Tous les murs sont peint de couleurs vives avec des dessins aztèques ou mayas. C’est vraiment très mignon. Plusieurs minis cuisines, des bombonnes d’eau, des tasses avec du thé, 2 terrasses avec une vue extra sur Guanajato. Ma chambre, pas très grande, est du même ordre. Mignonne comme tout. Quartier fait de petites maisons enchevêtrées les unes les autres où la vie semble couler paisiblement avec minis jardins, chiens que je maudirais souvent, musique dans les maisons….Par contre, c’est un peu loin du centre et le retour avec ces fichus escaliers est parfois un peu dur.

Et bé! Quel petit déj’ ici! On partage les quelques tables avec les autres voyageurs. Café au lait dans un pot de terre, un broc d’un jus inconnu, une assiette de fruits et une tortilla fourrée. Typique!

Le centre de Guanajato est presque partout piéton.

Musée Diego Rivera. Un peu déçue car je trouve qu’il y a peu de ses œuvres. Plusieurs salles semblent fermées, peut être un coup de pas de chance. L’artiste a vécu dans cette maison jusqu’à l’âge de 6 ans. Il y est né le 8 Décembre 1886. Il mourra le 24 Novembre 1957.

Balade dans la ville. Une fois quitté les « grandes » rues, c’est un labyrinthe de ruelles toutes plus mignonnes les unes que les autres.

Passage par le marché mais bof bof

Je rentre en passant par les rues souterraines. C’est assez étrange. Elles ne le sont qu’à moitié mais par certains endroits, la rue est sous les maisons. Pas très simple de s’y retrouver. A voir.

Après une pause, je retourne au centre le soir. Là….grosse surprise! Je savais que cela s’animait, qu’il y avait de la musique mais là! Il y a un monde fou dans les rues, les terrasses sont blindées et des musiciens par dizaines! C’est indescriptible et génial. Ils jouent pour les restaurants, sur les places, pour eux mêmes,pour les passants….Parfois assez cacophonique. Vraiment unique. Théâtre de rue, gymnastes. Les monuments sont éclairés. Les gens sont sur leur 31, les jeunes filles ont sorti les rouges à lèvres vifs, les minis jupes, la bière, la drague. Mais tout cela est très bon enfant. Surprenant et très agréable. Je déambule pendant 1h avec 6/7 musiciens jouant et dansants. Romantique par moments, festifs à d’autres. Cela me permet de voir la ville de nuit et la beauté des monuments éclairés.

Petit déj’ constitué de porc courgettes, tortillas, jus de pastèque et fruits. Un peu dur à 8h30!

Je traine à la guest le matin. Petite forme. La fatigue et les petits maux se font sentir le matin.

L’université a une jolie façade et un grand escalier majestueux.

 

Musée Don Quichotte Eulalia Ferrer, un espagnol (1920-2009) a lu le livre en camp de concentration durant la 2eme guerre mondiale. Cela l’a beaucoup aidé et a déclenché une passion pour le personnage de Don Quichotte. Exilé au Mexique, il fonde le musée en 1987. Amusant. Des tas de tableaux, des sculptures, même quelques objets, toujours sur Don Quichotte ou son fidèle serviteur. ça change.

 

Guadalajara

 

03 au 05 Juillet-Guadalajara. Les taxis sont ici plus chers. Le nord en général est plus onéreux et il y a beaucoup moins d’indiens dans la population.

Après installation, je vais dans un vrai supermarché. Une aubaine qui me permet de me préparer un repas à la guest et de m’approvisionner pour le petit déjeuner.

Après hésitation, je décide de passer par une agence pour aller à Tequila. Un peu plus cher ( mais assez peu je pense) mais surtout beaucoup plus simple coté transports.

On vient donc me prendre à la guest. Le groupe, 7 personnes avec une majorité de mexicains, est très vite très chouette. On m’intègre malgré la langue, on me traduit en anglais, on me fait participer. A 10h15, arrêt pour acheter de la glace et dans le van, trinquer à la 1ere tequila! Pure d’abord puis  avec un soda au pamplemousse. Nous visitons l’hacienda « las tres mujeres ». La tequila est faite avec l’algave azul. Il y a 150 sortes d’algaves. La plante met 8 ans avant de pouvoir être récolté. Elle est coupée à la main, à la serpe. C’est le cœur de la plante qui est utilisé pour fabriquer l’alcool. Il est broyé pour en sortir un jus, celui-ci est fermenté pendant 2/3 semaines, on en sépare le sucre de l’alcool puis ce dernier est distillé. Pour qu’une tequila soit bonne, il faut qu’elle soit 100% algave. L’alcool de 3 mois est blanc et c’est le moins cher. Plus il vieillit, plus il prend une couleur brune. Après la visite et la dégustation, un moment dans le village de Tequila. Toute l’économie de la région tourne autour de cette activité. Soit en production familiale, soit plus « industrielle » soit encore en fabrication de tonneaux ou autres. Dans le village partout des boutiques de cet alcool. Sinon rien de particulier.

 

Durant cette journée, j’ai sympathisé avec un couple d’étudiants de Mexico City et RDV est pris pour le lendemain.

Guadalajara sera la ville qui m’aura le moins plu mais j’y passe une super journée grâce à cette rencontre avec R. & A. Après un café, nous allons au Palacio de Gobierno. La place des armes où se trouve la cathédrale est jolie sans être sensationnelle. Cathédrale et palais sont impressionnants. A l’intérieur du palais du gouverneur, un musée. Je le devine intéressant sur l’histoire du palais mais il y a beaucoup à lire en espagnol et je me lasse vite. Il y a dans un escalier une peinture murale à couper le souffle. Extraordinaire, superbe. José Clémente Orozco (1833/1949) me fait penser à Diego Rivera. En effet, non seulement ils sont de la même époque mais A. me confirmera qu’ils ont été ami. La peinture murale représente en son centre, Hidalgo, le grand homme de l’indépendance et autour de lui, les grands maux de l’humanité. Il y a une unité de couleurs grises et rouge orangées. Cette peinture est vraiment magnifique.

Nous allons ensuite en voir d’autres du même artiste à l’institut des cultures cabanas. Le bâtiment est un ancien orphelinat, grand avec quantité de patios. Dans la chapelle, le choc! Sur les murs, des fresques d’Orozco. Partout. Et plusieurs avec des effets d’optique. C’est assez sombre comme art. A. m’explique que depuis un accident qui lui a fait perdre une main, il était assez tourmenté. Beaucoup de gris. Mais j’aime ce que fait ce peintre.

 

Balade sur un petit marché d’artisanat puis nous allons mangé dans un restau bien sympa. Long moment d’échanges, le feeling passe bien.

Pour finir la journée,mon couple mexicain veut me faire découvrir le mezcal, un alcool local. Je me retrouve dans un lieu….unique! Pas de mezcal, ce sera de nouveau tequila. Une sorte de hangar sans aucune enseigne ( le lieu aurait il été interdit à une époque???…), un vieux bar des années 50, des tables, un piano avec un joueur, quelques femmes, beaucoup d’hommes. J’ai l’impression d’être aux temps de la prohibition aux USA. C’est extra, unique. ça discute, ça boit, c’est « el fuente ». J’adore cet endroit!

 

Barra de Navidad

 

06 au 09 Juillet-Barra de Navidad, petit village au bord de l’océan pacifique de 4000 habitants. Il fait très chaud et je retrouve l’humidité.

Je suis dans une toute petite guest où je suis seule. Un peu plus cher mais j’ai en fait un mini studio, joli, propre avec de l’eau chaude et de la pression. Et il y a une piscine.

Je passe 2 jours à me balader dans le village, sur la plage, à manger et boire des cafés au bord de la mer, à me baigner, lire, ne rien faire. Quel plaisir!

Une chose importante à savoir: Malgré ce qu est noté dans le routard, il n’y a aucun moyen de transport pour rejoindre Puerto Vallerta. Je suis donc dans l’obligation de faire les 275kms qui me séparent de l’aéroport en taxi!

Vol de Puerto à Mexico City puis Paris où j’arrive le 10 Juillet.

 

Un superbe voyage…..