

Chennai
Me voilà déjà en Inde dans l’avion qui fait Colombo ( Sri Lanka) Chennaï avec le petit déjeuner servi: pommes de terre, riz et un chetney d’oignons….bien épicés!
P. de couchsurfing vient me chercher à l’aéroport, quelle facilité! Bien agréable à l’arrivée.
Après la découverte de sa belle demeure et de ma chambre spacieuse, ballade dans ce quartier du sud de Chennaï. Je retrouve vite ce mélange d’odeurs un instant nauséabondes et l’instant d’après agréables. Le bruit aussi avec les klaxons incessants.
Je me rapproche du centre en rickshaw. Moi qui stressais un peu pour la négo, cela se passe plutôt bien. Je vais découvrir le temple de Kapaleeswharar. Un gopuram magnifique avec pleins de sculptures en plâtre certainement et peintes de couleur vive. Le temple forme une enceinte avec des pavillons qui abritent des divinités devant lesquelles les gens prient. Un seul de ces pavillons a un accès intérieur mais interdit au non hindous. Ce temple est dédié à Shiva. Dans les rues adjacentes, des échoppes de vente de colliers de jasmin et de fleurs pour les offrandes.
Il fait chaud, très chaud, je dégouline. Je marche jusqu’au golf de Bengale, jusqu’à la plage appelée « Marina Beach ». La cathédrale Saint Thomas a un extérieur joli par sa blancheur.
Marina Beach est une immense plage de 13 kms. Je la découvre du coté des pêcheurs avec pleins de barques à moteur et de filets. Idyllique pour les photos mais qu’est ce que c’est sale! Dans les rues, des tas d’immondices aussi et les gens font pipi n’importe où. Image totalement « insolite »: je vois à plusieurs reprises des hommes juste au bord de l’eau , accroupis, regardant la mer. Et bien, ils font tout simplement leurs besoins!!
J’ai chaud, je suis lessivée et très poisseuse mais bien et déjà totalement dépaysée…ce pays est tout de même unique!
Rickshaw pour rencontrer B. de couchsurfing. Ici, la majorité des femmes sont en saris, quelques unes en pantalons indiens et longues tuniques.Elles ont des colliers odorants de jasmin dans les cheveux. Les hommes, eux, sont soit vêtus à l’européenne soit avec un long pagne noué d’une certaine façon et qu’ils replient au dessus du genou en fonction de leurs activités.
J’attends B. près de la plage 1h. C’est super, de temps en temps un homme ou un groupe d’indiens s’assoit juste à coté de moi, discute 5mn puis repart. Sympa et amusant.
B. m’emmène en moto. Boudiou d’boudiou! Dés que l’on prend un véhicule motorisé, on risque sa vie dans ce pays!
Le fort de Chennaï est une immense enceinte avec des bâtiments administratifs, militaires et les bureaux d’un ministre ou quelque chose du genre. On y voit une église anglicane bâtie par un militaire anglais lors de la colonisation. Visite du musée: quelques vêtements militaires de l’époque coloniale, de la vaisselle anglaise, une collection de pièces de monnaie, quelques tableaux de lords anglais. Aussi bien au musée qu’à l’église, rien d’extra. Quand à l’architecture des bâtiments : il n’y en a pas! Par contre, on se ballade dans cette enceinte au calme, sans klaxon et ça, c’est agréable.
Déjeuner d’un typique « dosai », sorte de crêpe que l’on trempe dans divers condiments plus ou moins épicés.
Le quartier China Bazaar est un dédale de petites rues avec des coins par métiers et vente en gros. Coup de cœur. C’est sale, encombré mais tellement typique et plein de vie. J’y goûte un jus de canne à sucre, pas mauvais. Le matin, j’ai testé un « masala soda », de la limonade avec du citron, du sel et des épices. Spécial! Et le soir, la famille me fait une soupe de « drumstick », légume inconnu chez nous.
Après un petit déjeuner d’un jus de fruits qui s’avère être un jus de légumes pas du tout sucré et sans vraiment de goût, envie de marcher dans les rues adjacentes au temple de Kapaleeswarar. Je suis déçue car c’est si bruyant avec tant de monde et de voitures qu’il n’y a aucun plaisir. Même souci lorsque je vais au citycenter. Le chemin est introuvable seule et du coup, on me fait passer par ces grandes artères infernales.
Anna Salaï, artère principale de la ville, me déçoit aussi. C’est juste une grande avenue avec son lot de circulation.
Après un passage dans le quartier T’Nagar,je sature. Cette ville n’a aucun charme et il est difficile d’y circuler pour un touriste. On ne sait jamais où l’on est, les plans sont bien trop sommaires, aucune indication. Du coup, on se retrouve sur les grandes rues qui sont difficiles à vivre.
Je garderais un très bon souvenir de Chennaï non pas pour la ville mais pour les rencontres faites.
Mamallapuram
P. me dépose sur une grande avenue où je dois prendre le bus pour Mamallapuram. Début difficile. D’une part,j’attends je ne sais combien de temps, d’autre part, la montée est folklo! Il faut se précipiter; les indiens sont prêts à bousculer, à écraser pour monter. Pire qu’un troupeau. Avec le gros sac à dos, dur dur!
Lorsque j’arrive à sa guesthouse, R. de couchsurfing n’est pas là. La chambre est minuscule, pas très propre. Par contre, elle donne sur le golf de Bengale. Vue sur la mer super sympa.ça ira pour deux jours! Je me trouve un endroit pour manger , tenu par un français.Un poisson à la noix de coco avec une sauce pleine de condiments et du riz. Ce n’est pas épicé et très bon.
Visite du site Arjuna’s Penance ( la descente du Gange). C’est surprenant. D’immenses blocs de granit qui ont été sculpté au 5eme et 6eme siècles.L’Arjuna’s Penance, surtout, est superbe. Des caves, un temple très joli…Par contre, le lieu est juché de détritus.
Amusant: on me demande très souvent de me prendre en photo. Je pose avec des tas d’inconnus. Il est assez facile de prendre les indiens en photos. Ils aiment ça et sont souvent demandeurs.
Je retrouve JM et L. avec qui je vais à la plage. C’est vraiment le lieu familial. Des parents avec enfants, des grands- parents,, couples, amis s’y promènent, y trempent les pieds. Les très rares baigneurs, des hommes uniquement, le font habillés. Pas mal de vagues.
Diner d’un biryani végétarien. Est-ce cela ou le lassi banane bu ensuite mais j’ai ma 1ere tourista dans la nuit!
Je pars au Five Rathas à pied. Ce sont d’énormes blocs de granit qui ont été sculpté sur place du 6eme au 8eme siècles. C’est magnifique. Il y a 5 temples appelés rathas et tous très jolis. Un énorme éléphant extraordinaire. Aujourd’hui encore, il y a beaucoup de sculpteurs à Mamallapuram. Au hasard des rues, on entend la disqueuse et le burin. Il y a de très grosses pièces que je trouve très belles.Ils auraient, me dit-on, des commandes venant du monde entier et destinées aux grands hôtels et aux temples. En rentrant, je m’arrête au musée de la sculpture. Petit, un peu poussiéreux mais avec de jolies choses.
Le shore temple me déçoit. Il est beaucoup plus joli de loin avec la plage en 1er plan. De près, il m’apparait petit; il est abimé par l’érosion et d’ailleurs en travaux actuellement.
Moment avec R que j’ai enfin rencontré. Je le trouve un peu bizarre et le lendemain, il me fera payer 100 roupies, une fortune, pour deux cafés et trois toasts vraiment pas extras! Pas du tout le même acceuil ni le même ressenti que ma famille de Chennaï.
Pondichery
Après un petit déj’ un peu meilleur dans un restau, un dernier moment à apprécier la vue de chez R., me voilà de nouveau avec l’épreuve du bus. La difficulté que ce soit en rickshaw ou en bus est de déposer et reprendre le sac. Cette fois, j’ai de la chance, il est plein mais le contrôleur me laisse sa place.
La route jusqu’à Pondichéry n’est ni belle ni moche. J’y vois plusieurs charrettes à bœufs. Les maisons sont soit en dur soit en bois et toit de cocotier soit encore un mix des deux.
A Pondichéry, direction « Patricia Guesthouse ». La maison, coloniale, a une décoration impressionnante et splendide. Des plantes, partout des couleurs vives, pleins d’objets locaux. C’est beau, propre et calme. Un vrai havre de paix. Ma chambre est petite, sans salle de bain mais cosy. On s’y sent tout de suite bien.
Pondi est coupé en deux par un canal avec une eau croupissante et sale. D’un coté, la ville française, de l’autre la ville indienne. Petite ballade dans la ville indienne, passage aussi par le bord de mer. Une large avenue, le dimanche en soirée piétonne, un fronton de mer.Pas de plage mais des rochers. La mer semble moins houleuse ici.
L’ashram de Sri Aurobindo se fait pied nu et il est interdit de parler.Il règne une dévotion, une atmosphère particulière. Des indiens défilent devant le tombeau de Mère et de Sri Aurobindo, prient, se prosternent. Assis, à coté du tombeau, des gens méditent. Le jardin est superbe. On y voit aussi la pièce où les créateurs de l’ashram méditaient. Une librairie, uniquement sur le couple, une pièce où l’où l’on vend uniquement des photos de Mère.
Traversée du quartier français où je crois pas mal de gens le parlant. Arrêt au temple de Manakula Vinoyagar. Il y aune grande effervescence. Ils font la queue pour se faire bénir devant je ne sais quelle divinité. Sur les murs, des divinités en bois aux couleurs très vives avec un coté kitsch. Il y a un monde fou, c’est plein de vie et peu de calme. Surprenant!
Marché où se côtoient le poisson, les fleurs, les légumes. Peu de viande et plus surprenant peu d’épices ou alors je ne suis pas du bon coté…Ballade ensuite dans la ville indienne. Je me sens bien dans cette ville. Certes sur les grandes artères, il y a toujours ce brouhaha, ces klaxons mais quand on sature, on trouve pleins de rues calmes. La structure en damier fait qu’on s’y retrouve facilement. Il y a à la fois le coté citadin et à la fois la tranquillité.
Je vais visiter la fabrique de papier de l’ashram,celui-ci semble être un empire. Dépôts, restaus, boutiques, écoles…lui appartiennent. Sympa, je déambule, seule, tranquille dans la fabrique. Petits moments avec les ouvriers au hasard des rencontres. Ils traitent le coton qui vient de je ne sais où en Inde.Après être mis en charpie, ils le baignent dans l’eau, un ouvrier avec un instrument en bois forme une feuille de papier. A un autre endroit, c’est un homme qui imbibe les feuilles dans des bacs. Dans ces derniers, il y a de la peinture, de l’eau; ils remuent doucement avec un bâton pour faire des dessins puis imprègnent la feuille de couleur. Cela sèche ensuite 24 heures. C’est très joli et j’y passe un agréable moment.
Bord de mer. Le seul endroit où il y a un peu de plage est envahi par les vendeurs ambulants, boissons, grignotages, vendeurs de pacotilles. Les gens sont assis sur les rochers, entassés et regardent la mer. Amusant.
Coup de cœur pour Pondi!
Visite guidée de la ville. La cathédrale Notre Dame des Anges est peinte à l’extérieur en rose, à l’intérieur le plafond est bleu et les tableaux de Jésus sont très naïfs et colorés. Étonnant mais pas mal du tout, bien moins austère que chez nous. Un corbeau est entré et croasse fortement dans l’église. Assez peu banal. Nous traversons Government Place, le parc a souffert d’un cyclone en début d’année. Beaucoup d’arbres ont été détruit partout dans la ville. Le parc est jonché de papiers, de plastiques mais cela n’empêche pas les familles de se reposer, d’y dormir. Je retourne au temple de Manakula vinayagar et j’y apprend qu’il date de 1666.Incroyable! Il est dédié à Ganesh qui est le dieu le plus important de la religion hindoue. Shiva, son père, part à la guerre. Lorsqu’il revient, il voit Parvati, son épouse, avec un homme et pense que c’est son amant. Il le tue en prédisant qu’il aura la tête du 1er animal qui passera. C’est un éléphant et ce n’était pas un amant mais son fils qui avait grandi! Nous allons ensuite marcher dans le quartier musulman.Coin calme avec de jolies maisons pleines de couleurs.J’aime bien. Après un tour sur la marina, nous finissons par un café à l’alliance française qui a un petit jardin adorable.
Trichy & Tanjore
La journée du 27 Août commence mal car à 5h du matin, je n’arrive pas à trouver un rickshaw. On m’aide à trouver un taxi. Moment de solitude et de stress pour trouver et repérer mon bus et il n’y en a qu’un par jour! Il n’y a rien d’indiqué, rien n’est écrit dans notre alphabet. Je passe une heure à avoir indications et contre indications et évidement, ça grouille de bus dans tous les sens. Vraiment pas simple! Je finis par y arriver grâce à l’aide d’un chauffeur et d’un contrôleur. Mes sacs prennent la place d’une personne donc on me fait payer pour deux! Ce bus est brinquebalant, fait un bruit d’enfer et pendant 6h ce sera klaxon sur klaxon bien plus puissants que les nôtres. 6h pour 200kms, voyage difficile. J’en sors avec mal de crâne, vidée, crevée…La route est intéressante. On y passe aussi bien des villes que des villages. J’ai aussi remarqué que les femmes travaillent sur des chantiers de bâtiment et au ramassage des poubelles. Peut être des intouchables….Sur la route, je vois des maisons en torchis avec des toits en paille et non plus en palmiers.
Trichy m’apparait comme tout le négatif de l’Inde: bruyant, grouillant,sale, glauque. Il me semble qu’il y a plus de mendicité ici. L’hôtel où je me retrouve est lui aussi un peu glauque. Avec la fatigue, vague à l’âme. Je vais manger; le restau est sombre, local et la nourriture très épicée. Je me trouve un nouveau lieu pour dormir le lendemain soir, plus cher mais plus propre et plus plaisant. J’en ai besoin ainsi que de repos.J’oublie le temple et le fort. Je sature, pas envie de bouger de la chambre. Tant pis pour Trichy!
Changement d’hôtel et petit déjeuner offert dans un joli cadre avec un ananas délicieux et jus de melon. Tout cela me requinque!
Je trouve le bus pour Tanjore et après une heure et demie de transport, aucun souci pour un bus urbain qui m’emmène dans le centre. Le Marata Palace: après un petit musée sur des manuscrits, je découvre le palais en lui-même. Autour d’un patio un peu délaissé mais mignon, deux salles avec de superbes sculptures en bronze. Elles sont toutes magnifiques. Dans la 2eme, le plafond est peint, c’est beau. Cela va fermer mais je tombe sur un gardien extra. Il m’accompagne tout au long de la montée du temple, vieux de 4 siècles, en me donnant des explications, en me faisant prendre des photos alors que je n’ai pas payé pour. Très agréable rencontre, très agréable moment. Je suis bien. Mais le palais dans son ensemble aurait bien besoin d’un meilleur entretien. Quel dommage! Le temple Brihadishvara est hallucinant de beauté. Pas de mot….J’y vois un éléphant qui bénit les fidèles. C’est un temple chola classé Unesco. Après deux magnifiques « porches » d’entrée, sculptés, de toute beauté, une enceinte avec un nanti, statue de bronze façonnée dans un immense bloc. Le temple date du 10eme siècle. L’intérieur est bien moins beau et au fond une « niche » avec Shiva où l’on se fait bénir. Le mur d’enceinte a de vieilles peintures qui auraient bien besoin de restauration. Ce lieu est magique.
Madurai
J’ai de la chance, le bus pour Madurai ne fait pas d’arrêts et je mets 2h15 au lieu de 4! Comme d’hab’, aucun endroit pour poser le sac. Coup de pot, un monsieur charmant m’aide à le caser entre lui et moi. Je lui pique un peu sa place mais ça ne le dérange pas. Gentil. La route est la 1ere vraiment sympa. Il y a des cocotiers presque tout le long. C’est vert et joli.
Un rickshaw me dépose à la maison de S. de couchsurfing. Son épouse m’accueille. La maison est bien plus pauvre que celle de P. C’est en fait le rez de chaussée d’un petit immeuble. J’ai une chambre avec un lit encombré et une salle de bain avec une grosse fuite d’eau. C’est vieillot, en béton, assez sombre, sans déco et limite propre. Par contre, cette femme est charmante. Elle a une toute petite voix ce qui fait qu’entre son anglais et sa tonalité, je ne comprend pas toujours. On discute; je la verrais plus que S. Vivent ici le couple,leurs deux enfants et la mère de S.
Je suis dans un quartier excentré et pas très loin du mémorial de Gandhi où je vais à pied. La maison britannique qui abrite le musée est très joli. Le 1er musée digne de ce nom…De grands panneaux qui expliquent la colonisation jusqu’à l’indépendance. Très bien fait avec des explications en anglais et en tamoul. L’indépendance date du 15 Août 1947. Puis une partie sur Gandhi, sa vie, sa politique, des livres et objets lui ayant appartenu, l’habit qu’il portait lorsqu’il a été tué. Sa femme est décédée le 22 Février 44 et lui le 30 Janvier 1948. Visite à faire.
Anecdotes de la vie indienne: ils mangent avec la main droite et parfois le plat est servi sur une feuille de bananier en guise d’assiette.
Ils oscillent la tête d’oreille à épaule, cela veut dire « oui ».
Ils balaient la rue.
Retour à la maison. La femme de S. ne sort pas de la maison. Elle passe ses journées à cuisiner et regarder la télé. Lorsque je propose qu’on sorte toutes deux, elle rit et me dit « non » à cette idée qui lui semble totalement saugrenue! Le lendemain matin, je rencontre S. charmant mais il me semble assez traditionaliste et assez dur dans ses principes. Moment de papotage avec d’énormes cafards qui se baladent dans le salon!
Autour du temple, les rues sont piétonnes ce qui est fort agréable; proche du temple, elles sont petites donc encore sympas. Après c’est le brouhaha habituel. Ballade dans les rues où il y a quantités de scènes de vie. Je ne m’en lasse pas…Je retrouve JM et L. Après la dégustation d’un ananas délicieux, nous allons déjeuner.
Ballade autour du temple puis au Padu Mandapam. C’est un ancien temple qui a été envahi par les marchands de pacotilles, des merceries, et des tailleurs. Les machines à coudre sont alignées et ils font les pièces qu’on leur demande en 2h. Dommage qu’il y ait un peu trop de rabatteurs à mon goût dans ce quartier.
Le temple Sri Meenakshi: Époustouflant ! Un peu le parcours du combattant pour entrer. Pas de chaussures, pas de chaussettes, pas de cigarettes, pas de briquet, allumettes, pas de couteaux et on passe à la fouille. Mais ça vaut le coup. C’est hallucinant! Déjà immense à s’y perdre! Passé la porte Est (il y en a 4), une sorte de galerie avec pleins de boutiques de bondieuserie, de gadgets, tout un bric à brac. C’est ensuite un labyrinthe immense de lieux de culte. Tout est sculpté. Les statues sont toutes plus belles les unes que les autres, grandes, très bien éclairées. Chaque plafond est peint de couleurs vives. Tout est très vivant. Plus on avance dans la soirée, plus il y a du monde. ça discute, ça mange, les enfants jouent. Un vrai lieu de vie. C’est assez indescriptible mais c’est impressionnant et stupéfiant. Ce temple est une ville dans la ville et vraiment à voir.
Trafic aussi impressionnant pour quitter le centre ville en rickshaw. C’est une anarchie et une cacophonie délirante. A la maison, S. me semble toujours aussi traditionaliste. Il sort le soir et enferme sa femme et ses enfants à clés!
De 7h à 9h du matin, coupure d’électricité chaque jour. Pas de ventilos, la chaleur dans la maison est intenable. Dans le salon, pas de fenêtre et dans ma chambre une petite que l’on ne peut pas ouvrir! La porte d’entrée, qui est une grille, est toujours cadenassée. Je ne suis pas super à l’aise dans cette maison, même s’ils sont charmants. Expérience très intéressante.
En face de l’hôtel choisi pour mon petit déj’, il y a une école catholique. Je tombe au moment de la prière collective du matin. Toute l’école, petits et grands, dans la cour, chantent. On ne croirait pas un chant religieux. C’est gai. Sympa. Je vais au temple en passant par les petites rues. Mais je suis fatiguée aujourd’hui et les villes sont difficilement supportables avec la fatigue. Celle-ci prend plus d’ampleur. Arrêt chez un tailleur pour me faire faire un pantalon pour 5€ et en 1h.
Je traverse la ville pour découvrir le Tirumalai Nayak Palace. Pour une fois,je passe par de petites rues ce qui rend la ballade agréable. Mais qu’il fait chaud! Le palais est assez vite fait. Il pourrait être très beau mais encore une fois, il manque sérieusement d’entretien. Les piliers sont pleins de graffitis et heureux si on ne se retrouve pas avec une crotte de pigeon sur la tête! Il y en a partout! En dehors de ces « détails », c’est assez joli. Il était beaucoup plus grand, on y voit encore la cour intérieure avec son plafond peint, un simulacre de trône laid, la salle de bal.
Munnar
5h30 d’une route superbe pour rejoindre Munnar. Au début, beaucoup de cocotiers puis la montagne. Lorsque j’arrive pour ma 1ere étape au Kerala, il pleut! Il fait 20° alors qu’à Maduraï, nous sommes montés à 37° mais pas trop de sensation de froid. Après avoir trouvé une guest, je repars vers le centre. Au moment où je décide de faire demi tour car trop de pluie, rencontre avec un indien qui me propose de faire le chemin ensemble sous son parapluie. Sympa.
Je mange un curry de poulet avec un jus d’ananas et la nuit, de nouveau malade. On me dira que c’est parce que les deux ne vont pas ensemble. Vrai? Faux?
Petite forme en ce 02 septembre. Je pense que je suis totalement déshydratée.
Je prends un rickshaw qui m’emmène dans les montagnes. Munnar, pays du thé, est à 1500m d’altitude. Je monte à environ 1800 jusqu’à la frontière du Kerala et du Tamil Nadu. C’est magnifique. Les paysages sont à couper le souffle. Du thé, du thé et du thé….Nous nous arrêtons au lac Mattupetty. Superbe, le vert du lac et le bleu du ciel…Car en plus, ici, le soleil est là. En fin de matinée, je ne me sens vraiment pas bien. Je ne regrette pas, malgré tout, cette ballade. J’ai bien fais de ne pas fuir à cause de la pluie. Quel dommage que je ne sois pas au top de ma forme.Je vois, dans la nature, très rapidement une biche ou une gazelle, des éléphants ( le chauffeur me dit qu’il y en a 68), un singe en bord de route. Moment fort que la vision de ces animaux dans leur environnement. Après une pause pour me requinquer, je vais au musée de thé, qui est,en fait, une fabrique. Le musée pourrait être plus intéressant si je comprenais mieux l’anglais. Un peu rageant! Je retiens qu’un pied de thé vit 100 ans. Le thé vert et noir est la même plante mais le thé noir est torréfié. La fleur de thé, elle, sert pour la cosmétique. Il y a 254 fabriques à Munnar. Les femmes sont à la cueillette dans les champs et les hommes à l’usine. Un film très enrichissant mais en anglais! J’y comprends juste que l’industriel Tata est présent dans le milieu et que les fabriques s’occupent aussi des jeunes enfants des employés avec la présence de nurseries.
kochi
Le 03 Septembre à Munnar, il pleut toujours! Je laisse passer un bus car trop de monde. Celui que je prend sera surchargé tout le long du trajet. Dommage car entre le monde et la pluie ( il y a des sortes de stores qui servent de fenêtres et que les gens ferment lorsqu’il pleut. Assez glauque d’ailleurs), je ne vois pas bien le paysage. De la montagne avec une sorte de jungle la majorité du parcours.Très vert et très joli.
La circulation à Ernakulam, ville moderne de Kochi est totalement saturée.Le bus met un temps fou pour arriver au terminus. Puis rickshaw et ferry. Ferry, mot amusant, pour un bateau en bois assez sommaire. La traversée dure 15mn dans un paysage industriel.Moche et morose.
Je dors dans une maison indienne qui a une annexe avec quelques chambres. Le monsieur est adorable, c’est joli, propre et avec de l’eau chaude!
Je retrouve JM & L. Ballade le long de la jetée près des chinese fishing nets. Le bord de l’eau est jonché de détritus. On achète le poisson, vendu au kilo, directement aux pêcheurs et juste derrière des gargotes le cuisinent pour 100 roupies par kg ( un peu plus d’1€). C’est frais, sans piment,succulent. Les gens à Fort Kochi semblent vraiment gentils. Je sens que je vais aimer cet endroit.
Le lendemain, départ de Fort Kochi pour le Deutch Palace qui se trouve dans le quartier de Mattacherry. De l’extérieur, il est vraiment minable, décrépi. L’intérieur est pas mal du tout. Des plafonds et portes en bois magnifiques. Sur certains murs, des fresques datant du 17eme siècles représentent des scènes de l’hindouisme. Elles sont belles et bien conservées. On plonge un peu au temps des maharadjas avec des palanquins, une généalogie de ces derniers, le rôle de leurs épouses. Les musées ont beaucoup d’explications.
Après une dégustation de fruits inconnus et d’un milkshake, retour par le quartier indien, Mattacherry. Pause dans une gargote d’épices. Le vendeur me dit de passer dans l’arrière boutique après avoir enlevé les chaussures ( dur l’état des chaussettes!) . Des femmes emballent dans de petits sachets des épices. Génial! Et un homme me montre comment il transforme le riz en farine. Moment très sympa. Je mets un temps fou à rentrer à mon avis; je me suis sérieusement rallongée!
Moment piscine dans un hôtel avec des français. Les indiens doivent nous prendre pour des fous car pour eux, il fait froid et il pleut. Pournous, la température est bonne, l’eau est chaude, petit jacuzzi, bien être….
Négociation de gambas aux pêcheurs. Je teste le riz au yaourt, pas mal du tout. Très bien ces repas.
Le lendemain, 05 Septembre, je vais, de bonne heure, voir les pêcheurs et leurs filets. Moment avec eux; on m’offre un thé. Le mois de Septembre n’est pas un bon mois pour la pêche à cause des algues. Les plantes les gênent. Elles se mettent dans les filets et les cassent. Le système est archaïque, fait uniquement de bois et de cordes. Juste un coté, un autre pêcheur s’enfonce, lui, dans l’eau jusqu’à la taille, enroule son filet autour de ses épaules. Il tourne sur lui-même pour le lancer, attend quelques secondes et le remonte. Il y arrive mais pratiquement poisson par poisson. Quelle patience! Sur le quai, c’est le moment de la criée. Des tas de gars, en vélo, viennent en acheter et je les verrais ensuite dans les quartiers avec les ménagères qui les achètent au pied de chez elles.
Les rues de Kochy sont agréables, pas trop de circulation, de tailles idéales. La rue juste avant d’arriver à la synagogue est envahie par les boutiques à touristes. la synagogue date de 1568. Il y avait une grosse communauté juive pour le commerce des épices.Beaucoup sont partis en Israël. A ce jour, il ne reste que 9 membres d’une famille. Le lieu de culte est petit avec pleins de lustres de cristal qui seraient don des belges. Jolie faïence au sol.
Le proprio de ma guest me donne l’adresse d’un tailleur où je vais. Amusant, c’est dans une maison vert pomme où 2/3 hommes cousent.Authentique.
Le 06 septembre, départ à 8h15, direction un coin près de Kottayam pour une journée sur les backwaters . De là prise en charge par un indien. Le hic: je ne comprends pas grand chose à son anglais! Le bateau est en bois avec un toit en bambou, de la corde de coco. L’immense perche qui sert à faire avancer le bateau est en bambou aussi. Il y a un homme à l’avant et un à l’arrière. Ils manœuvrent uniquement à la perche. Bonjour les muscles des bras! Toute la journée, ballade à travers de larges lagunes ou de minuscules canaux. La nature est splendide, très dense. Au fil de la déambulation, on y voit des pêcheurs, des femmes battants et lavant le linge (dans une eau bien sale!), des hommes faisant leur toilette. Des hommes plongent aussi intégralement dans l’eau pour récupérer le sable du fond à la pelle.De là, cela est basculé dans une immense passoire qu’un autre homme porte sur la tête, avec sable et eau dégoulinants sur tout son corps puis cela est déposé dans un camion. Les bactéries!!! Arrêt dans une fabrique très sommaire et artisanale d’huile de coco. La seule chose que je comprend est qu’il faudrait 10 noix pour 1l d’huile. Cela me semble peu. Arrêt aussi chez une vieille femme dont le jardin regorge de plantes médicinales et d’épices. Poivre, café, tapioca….Elle nous fait un déjeuner de riz avec diverses sauces et chutney, correctement pimenté et le tout avec une feuille de bananier comme assiette. Promenade calme, reposante et loin de l’agitation de la vie indienne.
Visite de la basilique Santa Cruz. Pas mal de l’extérieur. Toujours aussi kitch à l’intérieur. Jésus est entouré de peinture bleue ciel et chaque statues à sa petite guirlande de lumière électrique!
08 Août 2006- Après une journée de voyage, nous arrivons à Delhi à minuit.
Notre chauffeur n'est pas là! Bon début! On cherche, on appelle, on recherche...Les indiens à qui nous essayons de demander de l'aide sont sympas, très serviables. On finit par avoir B. au téléphone; la voiture a eu un accrochage, on se retrouve demain à l'hôtel.
Il fait une chaleur avec un gros taux d'humidité. C'est moite, poisseux.
Un système de taxi pré-payé évite toute arnaque. C'est pas mal du tout. Je m'attendais à une arrivée plus difficile. Personne ne nous saute dessus, pas de harcèlement, ouf!
Ils roulent à gauche.
L'hôtel dans le quartier de Paharganj, se situe dans une ruelle. On hésite entre quartier glauque et quartier typique. La chambre est minuscule, relativement propre. La porte ferme au cadenas, comme partout decouvrira-t-on, un filet d'eau froide, un ventilo super bruyant. Bref, pas extra mais on en a pour notre argent et c'est juste pour quelques heures.
Petit déj', rencontre avec notre chauffeur, achat d'une carte sim, nous partons enfin à 12h30
Notre chauffeur,M. , parle très très mal anglais et avec l'accent indien le tout devient incompréhensible.
Le plus gros de la route entre Delhi et Nawalgarh se fait sur une 4 voies sans interêt. Ils klaxonnent en continu. Le niveau de décibels est bon!
Nous déjeunons dans un petit restaurant en bord de route, de lentilles, d'un nam au fromage et d'un lassi. C'est très très pimenté
Au 3/4 du chemin, nous passons enfin sur une petite route plus agréable où nous traversons de petits villages. Ils sont tous en costumes tradtionnels. Les femmes en pantalons avec de longues tuniques ou en saris; les couleurs sont très vives. Une image de toute beauté: le vert des champs et des taches de couleurs chatoyantes au milieu avec les saris. Superbe! Les hommes sont, soit en pantalon à l'occidental, soit en dhoti un long tissu qu'ils drapent de façon à en faire un pantalon. Beaucoup de turbans. C'est moins coloré mais tout aussi dépaysant pour nous.
Les villages sont paradis des animaux: vaches, zébus, cochons, chameaux, chiens, ânes, chevaux parfois; tout ce petit monde se balade librement.
Nawalgarh Nous trouvons une chambre chez une famille, sorte de mini guesthouse; c'est l'épouse qui fait à manger. Très sympa.
09 Août-Sur les conseils du proprio, nous allons à Dundlod, village à 8kms. La vie paisible d'une petite bourgade. Nous y découvrons le thé masala, thé au lait avec des épices. ça ne ressemble pas du tout au thé occidental. Découverte du fort qui est moitié hôtel, moitié résidence du petit maharadja du coin.
Puis visite d'un temple hindou où nous sommes super bien accueillies par les hommes présents. Nous enlevons les chaussures, nous lavons les mains pour aller voir l'autel. Cela me rappelle les autels des temples thailandais. Un porche mêne à une petite cour intérieure et tout est basé autour de ce lieu. Soudainement, une cloche tinte, un tambour vibre et un homme "joue" avec de petites flammes passées devant la statue de la divinité tout en marmonant des prières. Impressionnant pour les novices que nous sommes.
Visite d'une haveli, maison de famille fortunée. Elles se construisent autour de cours intérieures et de différentes pièces qui étaient chambres, bureau, cuisine etc...Il y a de superbes peintures, un étage et un 2eme étage qui permet de monter sur les toits. C'est très sympa. Dommage, on ressent bien qu'il n'y a pas de moyens pour la restauration. Un patrimoine énorme se perd. Quel massacre!
Ce village est vraiment très agréable, les gens sympas et on voit la vie simple du quotidien. Coup de coeur.
Retour à Nawalgarh, compliqué de trouver un endroit pour manger. Pas de snack, pas de vente de rue outre de la patisserie. Nous nous faisons servir du salé dans une des patisseries et je pense que c'est le repas des employés. C'est super épicé! N. tente quelques patisseries. Infame! Même elle ne peut les avaler, c'est dire!
Ganga Mai Temple, temple dédié au Gange qui aurait bien besoin, lui aussi, de restauration. On retrouve le même principe que le temple de Dundlod.
En cherchant une haveli, nous essuyons une averse; essayant de nous abriter 2,3 portes de maisons s'ouvrent pour nous proposer d'entrer!! Nous voilà donc assises chez un couple qui ne parle pas un mot d'anglais. Quel dommage! Si charmants et bloqués par la langue! La femme nous offre un bracelet car, nous dit elle, ce jour là est la fête des frères et soeurs. Les soeurs offrent un bracelet ou une cordelette rouge aux hommes; cette coutume est étendue aux amis. Puis elle nous montre un album photos d'un mariage. C'est très traditionnel et très kitch. La pluie s'arrête, nous repartons. Que ces indiens ont le contact facile!
Par contre, ils sont très loin de tous parler anglais et leur accent est imcompréhensible. Dur dur!
Le Bhagton ki haveli: le gardien est un vieux monsieur typique et sans âge; Il travaille ici depuis l'âge de 6 ans; il actionnait les éventails. Il nous offre un thé masala froid et dans une tasse douteuse. La maison est moins bien entretenue que celle de ce matin mais elle a des peintures superbes. Elle est construite autour de deux cours intérieures et d'un étage.
Retour à la guest en rickshaw. c'est une mobylette avec un siège abrité derrière comme les tuks tuks thailandais. Ils mettent un affreux crin-crin musical et go! Ce n'est pas cher, folklo, sympa et tape-cul!!!!
Dans la nuit, la totale: diarrhée, fièvre, vomissement. Je suis mal comme jamais une turista ne m'a rendu malade. Je passe la nuit dans la salle de bain! Quelle nuit! Mémorable!
10 Août- Au réveil, aucune force, incapable de marcher, toujours de la fièvre et l'estomac en vrac. Nous ne partons que dans l'après midi.
Sur la route vers Bikaner, nous remarquons qu'il y a de plus en plus de sable.
Bikaner- Nous trouvons une guest un peu excentrée mais pas cher avec un accueil très chaleureux et une chambre donnant sur un petit jardin. Elle se trouve à Gangashahar,banlieue de Bikaner qui ressemble plus à un village. Il n'y a rien mais c'est agréable. les gens sont charmants, ont le contact facile. Le fils du proprio de la guest se met en 4 pour nous, nous montre un dispensaire, nous présente ses copains. Balade simple et top.
11 Août- N., à son tour, a la diarrhée.! Et ça, faut le faire ; je la prénomme "ben bouffe tout!" Elle a le gros avantage de ne pas se sentir malade. Heureusement que nous avons une bonne pharmacie dans nos bagages!
Après une mise au point entre ses patrons et notre chauffeur qui ne nous apporte pas toute satisfaction; celui-ci , tout sourire, nous dépose au Lallgarh Palace & le Sri Sadul Museum. C'est le palais du maharadja de Bikaner. Actuellement, il n'y a plus que la maharani de 75 ans qui vit dans une partie du palais, une autre est consacrée à un hôtel de luxe et la dernière à un musée. L'extérieur est magnifique, un palais des mille et une nuits....Nous nous plongeons un peu plus dans cette atmosphère en visitant le musée. Une quantité impressionante de photos des différents maharadjas de l'époque anglaise, des objets persos, des trophées. Il y a une vraie richesse ici. Pas mal comme musée et un extérieur vraiment superbe.
Centre de Bikaner. Il fait très chaud. La ville ne me semble pas agréable. Beaucoup de monde, de bruit. En marchant, il faut faire attention aux vélos, aux rickshaws. L'inde quoi! Nous trouvons un vrai restau mais malheureusement ni l'une ni l'autre, nous n'arrivons à manger. De plus, nous faisons l'erreur de rester dans un endroit climatisé. Dur quand on sort!
Le fort de Bikaner. Nous restons bien dans l'ambiance "mille et une nuit". Les cours extérieures sont superbes; les pièces autour chargées en déco mais sympas aussi. C'est en fait un palais qui porte le nom de "fort" sans rien de militaire. Immense, une belle visite. En sortant un miliatire nous dit qu'il va y avoir un "festival". Nous ne comprenons rien mais décidons de rester.Le temps d'un coca et nous voyons arriver une fanfare, des chameaux, des chevaux, des chaises à porteurs (!!) Sur ces chaises, la famille (uniquement des hommes) de la maharani. A une fenêtre du fort, le siège du maharadja, vide car celui-ci est décédé, et un homme pour l'éventer (!!) la maharani arrive, salue sa famille pendant que la fanfare joue. Une procession se met en place et part pour un tour de ville. Les deux chaises sont pour la meharani lorsqu'elle sera fatiguée et l'autre symbolise donc son époux. Cette cérémonie a lieu deux fois par an. C'est court mais super interessant. Cela nous a permis de voir les costumes à l'ancienne portés et les animaux harnachés de leurs plus beaux atours .
12 Août- Départ en jeep pour Deshnoke. C'est là que nous avons rdv avec deux chameliers pour deux jours dans le désert du Thar. Nous emmenons avec nous une jeune lyonnaise, rencontrée quelques jours plus tôt. Nous partons avec un chameau mâle tirant une charette, 2 femelles, 2 chameliers et un enfant donc. Chacun a un rôle bien défini; le vieux monsieur (65 ans, 9 enfants) s'occupe des animaux, le 2eme homme (25 ans, 3 enfants) est le cuisinier, l'enfant aide un peu à tout. Le chameau est un animal très élégant avec de longs cils, tel une dame distinguée. Ils vivent enviton 20 ans, peuvent ne pas boire pendant 5 jours et avaler jusqu'à 120 litres en une seule fois. Une armature en bois sur laquelle on pose des couvertures sert de selle. J'arrive à monter sans difficulté. Quand l'animal redresse ses pattes de devant,cela fait un drôle d'effet mais ça va. Je ne suis pas trop rassurée au début puis je m'habitue. Au bout d'un moment, cela fait mal à l'intérieur des cuisses mais ça me semble plus confortable que ce à quoi je m'attendais, même si cela secoue pas mal.
Le désert duThar est une immense plaine sabloneuse avec quelques épineux et touffes de je ne sais quoi. Impressionant par son immensité. Par contre, au bout de deux jours,ce paysage finit par être un peu lassant. Nous y verrons pas mal d'antilopes, des renards, des oiseaux et des insectes géants.
Les chameliers sont très sympas malgré la barrière de la langue. Le midi, nous nous arrêtons pour le déjeuner sous le seul arbre présent à des kilomêtres à la ronde. On oublie totalement l'hygiène! La vaisselle est faite dans le sable, pas d'eau même pour se laver les mains, les chapatis craquent avec le sable. C'est typique! Au menu, légumes pimentés, chapatis et thé masala. Ensuite longue sieste avant de repartir. Il fait une chaleur incroyable; vraiment indispensable de se couvrir tête et visage.
En soirée, nous nous arrêtons dans un petit village où nous nous jetons sur l'eau de l'abreuvoir des chameaux; une source qui vient de je ne sais où. Boudiou, ça fait du bien! L'eau est vraiment la plus grande richesse du monde....
Les maisons sont carrées,le plafond des pièces sert de terrasses. Pas de toit. Elles n'ont pas l'air trop pauvres ni sales. Il y a de la vie dans ce désert: quelques plantations, des chameaux comme moyen de transport.
Le soir, nous dormons à la belle étoile sur des dunes de sable. Superbe voute céleste. Petit apperçu de ce que doit être le sahara......Paradisiaque et top romantique.
13 Août- Pour le petit déj', nos chameliers nous préparent du thé masala, une sorte de bouillie avec du pain, du riz et des épices....Sans commentaire...
Petit tour de chameau et de cariole et nous voilà de retour à Deshnoke. Nous sommes dans un état de crasse et de transpiration assez remarquable. Balade dans le village bien sympa et pause bien méritée à l'hôtel.
Le soir, nous retournons à Bikaner voir deux boutiques de textiles et diner avec M.
14 Août- Route de Bikaner à Jaisalmer. Impressionnant...Pendant 330kms, nous roulons aux abords du désert. Il n'y a rien! Nous traversons un seul gros bourg.
Arrivée à Jaisalmer, c'est le choc côté architecture. La ville est ocre et partout des ciselures, des sculptures. Superbe! Nous trouvons une guest dans la citadelle. Chambre économique et terrasse avec vue sur les sculptures d'un temple. Très agréable. Ici encore super accueil, une serviabilité du personnel extra, une des choses les plus marquantes de ce pays. Quelques exemples: dans la rue, je cherche des cigarettes, on va les chercher à ma place et on me les apporte! Un employé d'une guest prête de l'argent à une touriste! On nous offre du thé, presque trop, dans chaque rue,chaque village!
Après un moment à la guest, découverte de la citadelle. C'est le Mont St Michel indien! Beaucoup de boutiques d'artisanat. Un peu d'harcèlement de vente mais la beauté de l'architecture nous le fait oublier. Les façades, les balcons sont tous ciselés dans cette pierre ocre. Nous rencontrons un indien qui nous fait monter sur un toit; vue à couper le souffle sur la ville basse et le désert.
15 Août- C'est la fête de l'Indépendance. Visite du musée du désert et du folklore. Petit musée privé ouvert par un passionné. Aucune subvention, aucune aide, du coup, par manque de moyens , rien n'est mis en valeur. C'est poussiereux. Pourtant d'un point de vue ethnologique, je suis persuadée qu'il y a des trésors. On y voit des instruments de musique, de vieux manuscrits, des bijoux, des objets de la vie quotidienne
Promenade dans la ville basse qui a un peu moins de charme que la citadelle mais aussi moins de boutiques à touristes et toujours cette archi superbe. Nous prenons le temps de papoter avec les uns, les autres. Ils sont si ouverts, si gentils...
Le soir, dîner avec l'ami de V. Il nous offre à manger sur le toit de sa guest et, comme précisé dans notre guide, il ne mange pas avec nous mais nous regarde. Cela nous arrivera plusieurs fois. Lentilles, légumes dans une sauce, riz, chapatis, voilà le menu. Il fait préparer tout cela sans piment; ça passe beaucoup mieux, c'est même bon!
16 Août- Temples jaïns- Les jaïns sont les indiens qui par leur religion ne tue aucun animal d'où leurs masques sur la bouche pour être certains de n'avaler aucun moucheron.Ils venerent un dieu qui, dans sa position, ressemble à Boudha et qui s'appelerait, si nous avons bien tout compris, Maavi Swami. Les temples sont très petits. Une pièce carrée puis une galerie avec des alcoves où se trouvent des statues de ce fameux dieu. Tout est sculpté dans du gré ocre. Statues très fines. C'est époustouflant de beauté.
Nous essayons d'aller voir la mosquée mais elle est fermée.
Arrêt chez un tailleur qui nous offre le thé le temps de prendre nos mesures pour nous faire à chacune en un après-midi, une chemise et un pantalon. Nous créons notre modèle nous-même et celui-ci nous revient à 8€50. C'est amusant.
Haveli Patwon- Nous nous perdons dans les ruelles du quartier. Partout en levant le nez, nous pouvons découvrir des beautés d'architecture et si nous baissons les yeux nous tombons sur des tas de détritus. L'extérieur de l'haveli (en fait il y en a plusieurs côte à côte ce qui crée une grande façade) est à couper le souffle. La pierre a été transformée en dentelle. C'est magnifique. L'intérieur est construit, comme d'hab', autour d'un patio. Tout en hauteur sur deux étages et le toit. Dommage, elle estmal entretenue et envahie par les chauve-souris.
Dïner de viande. Un cadre sympa sur un toit. Nous mangeons un "mouton malai".Les jolies vues sur les toits sont monnaies courantes
17 Aoüt-Nous quittons tout ces gens charmants pour reprendre la route en direction de Johdpur. Sur la route, nous croisons beaucoup de pélerins. Je n'ai pas compris où ils allaient mais ils marchent pendant des jours sr des centaines de kilomêtres en plein soleil avec juste un peu d'eau et des drapeaux...Le paysage est ici encore plat et aride. Nous voyons des dunes de deux couleurs de sable. Joli. On voit aussi des cases rondes avec des toits de paille. ça me surprend mais c'est courant dans les campagnes.
Johdpur est surnommée la ville bleue. C'est la couleur des maisons d'ici d'une part et la couleur de Krishna et des brahmanes et enfin, cela éloigne les moustiques. Nous dormons dans la vieille ville, dans une ancienne haveli vieille de 500 ans, bleue et avec des peintures sur ses murs. Plein de charme.
Balade dans le quartier du bazar et de la Clock Tower. C'est vraiment très bruyant! Il y a de tout à vendre: légumes, épices, attrapes-touristes, plastique...de tout...
Nouveauté: il y a ici des charettes à cheval qui servent de taxis.
18 Août- Mandore, à 9kms de Johdpur pour faire un tour dans les jardins. Nous y trouvons pleins de familles. C'est trop marrant; ils nous observent autant que nous! Ils s'arrêtent pour dire bonjour, échanger quelques mots puis repartent. Les jardins n'ont rien d'extraordinaire en eux mêmes mais le site est agréable. Nous y voyons des cénotaphes (tombes) de maharadjas magnifiques. C'est beau. L'intérieur n'a rien, sent mauvais, est très moche. Nous trouvons ici aussi deux bassins d'eau croupissante et là, dans la joie,tout le monde se lave, fait sa lessive, les enfants jouent et le linge sêche plein de couleurs. Scène de vie qui vaut le détour! En rentrant, nous tombons sur un groupe de singes, pas sauvage du tout!
Johdpur
Umaid Bawan Palace- On le voit d'un peu partout dans la ville. Il trône, superbe, tel un palais des mille et une nuit. C'est majestueux. C'est la résidence du maharaja. Il est, lui aussi, en partie transformé en hôtel, en partie en musée. Déconseillé par tous et par nos guides, nous ne le visitons pas. Nous voulons aller boire un verre à l'hôtel mais cela fonctionne au forfait, on laisse tomber.
Le fort de Johdpur. L'entrée est chère pour le pays mais c'est certainement l'une de nos plus belles visites. Nous avons un audio-guide en français. C'est magnifique et l'intérieur, le musée, est plein de richesses. Une succession de cours autour desquelles sont agencées les salles. Des épées du 15eme siècle de toute beauté, des chaises à porteurs en argent, une petite salle à opium, la salle d'audience du maharaja. Ici, les fenêtres d'où les femmes pouvaient voir sans être vues s'appellent des "jolis". On passe plus de 2h dans ce fort sans voir le temps passer. Nous redescendons à pied à travers des ruelles aux maisons bleues.
19 & 20 Août- Départ pour Udaipur en passant à Ranakpur pour son temple jain réputé pour sa beauté. Après Pali, nous trouvons la pluie et pas mal d'inondations dans les champs. Jusqu'au moment où la route est barrée par l'eau. Nous voilà traversant à pied de l'eau jusqu'aux genoux tandis que des indiens poussent la voiture. On repart. Il tombe des trombes d'eau. Tout est inondé de part et d'autre de la route. C'est impressionant et pas rassurant. A un hameau appelé Devli, la route est torrent. Impossible de passer. il faut attendre que la plue cesse et que la crue redescende. Nousavons de l'eau jusqu'en dessous de la poitrine!Une maison nous offre un abri de 12h30 à 17h. A cette heure, l'eau a considérablement monté. Nous décidons de faire demi tour mais de nouveau bloquées dans l'autre sens aussi. Plus drôle du tout!!!! M. , notre chauffeur, nous dit de prendre une jeep qui se trouve là et qui nous emmenera à Pali, la ville la plus proche à 40kms. Nous y prendrons alors un bus ou un train et nous nous donnons rendez-vous le lendemain à Udaipur. Pas le choix, il faut que l'on se sorte de cette galère. Il pleut toujours! La jeep n'arrive pas à passer, même à travers champs pour tenter de rejoindre la voie ferrée. Nous sommes totalement prises au piège, entourées d'eau, de crues, de torrents....Franchement flippant là...Nous nous retrouvons dans un tout petit temple de campagne, assises sur un sac de riz, ayant pour abri une sorte de hall ouvert mais avec un toit. Le responsable du temple ne parle pas aux femmes, aussi c'est un indien qui demande pour nous l'autorisation de rester là. Nous devons laisser nos chaussures dehors sous la pluie. Vont elles être emportées?! On nous offre un peu de lait caillé et un chapati. Puis, sous notre couverture de survie pour essayer de se réchauffer,une nuit terrible commence. Il pleut, on s'inquiète pour les chaussures ( on en a qu'une paire); l'eau monte, jusqu'où? Angoisse,trouille totale....Là dessus, impossible de dormir, une trentaine de sinistrés sont arrivés, parlent fort; un enfant pleure toute la nuit; ça tousse, ça vomit. L'horreur! A 5h30, l'aube se lêve enfin et nous aussi. Ouf! Nous retrouvons la jeep; il ne pleut plus. Il y a de l'eau partout.
40kms d'angoisse à passer des flaques, des torrents avec de gros débits. Les gens qui nous voient passer sont adorables. On nous offre du café, on nous trouve du coca, on nous fait des signes, de grands sourires, des cris d'encouragements. Enfin, nous arrivons à Pali. On n'en peut plus! Pas de train pour Udaipur, tampis on remonte sur Johdpur
Nous sommes crevées, trempées, sales, affamées, à bout de nerfs....On attend le train 3h et aidées par des locaux, on nous trouve des places tranquilles en compartiment couchettes.
Arrivées à Johdpur, un hôtel un peu glauque mais une chambre sêche où étaler nos affaires. Une douche, une crise de larmes et 2h de sommeil. Ouf, c'est fini!!!!!!
Balade dans Johdpur sous la pluie en pataugeant.
21 Août- Tentative pour prendre un train pour Jaipur. Le hall de gare est un endroit incroyable. Il y a des gens partout, assis, couchés, debout qui attendent, mangent, dorment. Il faut faire attention où l'on met les pieds pour n'écraser personne. Nous passons plus d'1h30 à aller d'un guichet à un autre; personne ne dit la même chose et la plupart des gens ne parlent pas anglais. Terrible! Après avoir trouvé le bon endroit, il nous faut encore 45mn au guichet.
Victoire! Nous partons à 22h30 en classe "AC sleeper" soit "couchette avec clim". On traine toute la journée à observer la vie avec des pauses dans un restau où nous laissons nos gros sacs.
Le soir, compliqué de trouver le quai, le bon wagon. Des compartiments avec 8 couchettes, la clim, un ventilo, des draps qui semblent propres,pas trop de monde. Nous somnolons tout le voyage.
22 Août- Jaipur. Notre guest est dans un quartier résidentiel, calme, vert et un peu "rupin". C'est une maison avec quelques chambres où vit une famille adorable et aisée. L'accueil est charmant et même si c'est un peu plus cher, on s'y sent bien. C'est propre, la nourriture est bonne, la rue est bordée de maisons où l'on voit les gens vivre, les vaches, les carioles à cheval, les singes passer. Quiétude....
Visite du Hawa mahal ( palais des vents)
Jaipur est une grande ville avec son brouhaha et toutes sortes d'animaux, plutôt agréable. Pour la 1ere fois, il y a des trottoirs.
Nous entrons dans une mosquée de quartier. On nous fait passer à une fontaine. C'est différent de ce que je connais. Il ne semble pas y avoir d'emplacement spécifique pour femmes, pas de cour intérieure. Elle n'est pas très belle mais je suis contente de l'avoir vu.
23 Août- Après avoir réservé des billets de train pour Delhi, nous prenons un rickshaw pour aller à l'autre bout de la ville, au musée des turbans. Les rickshaws sont des vélos ici, un vélo avec une sorte de mini cariole, encore moins cher que le motorisé. Le musée est dans une haveli transformée en restaurant. Nous déjeunons donc dans la salle d'audition du maharadja. C'est beau et pompeux. Nous faisons un bond en arrière. Nous y mangeons bien, servi par des indiens enturbannés. Un peu cher mais très agréable.
Le petit musée nous confirme que le turban est un véritable art et code. Le tissu va de 6 à 22 mètres. Suivant la façon de le porter, sa couleur, il peut donner la caste, les évènements de la vie de son propriétaire. C'est très complexe. Sympa mais le musée est minuscule et je reste un peu sur ma faim.
Fin de journée au marché "Cham pole" et dans les jardins de l'Albert Hall Museum
24 Août- Bus pour aller à 10kms de Jaipur à l'Amer Palace. bus trouvé sans souci, vétuste et "tape Q" mais pas bondé donc ça le fait bien. L'Amer Palace est immense. On l'atteind après une longue et rude cote, on peut la monter à dos d'éléphant, très cher et "attrape-touristes". Le palais est vétuste mais de toute beauté. Un labyrinthe de couloirs, petites pièces, cours,terrasses. Le tout dans un cadre de verdure avec une superbe vue. Par contre, l'endroit bat les records de tarifs de la région!
Retour à Jaipur.
Après passage chez un tailleur, balade dans Nehru Bazar et Bapu Bazar, 2 rues très commerçantes. En s'enfonçant dans la vieille ville, nous découvrons pleins de petits métiers: un imprimeur à la main, un chaudronnier, des hommes faisant des carnets à la main. C'est incroyable, passionnant. Tout,absolument tout est fait manuellement, rien n'est motorisé!
Cinéma-Le Raj Mandir était le plus beau cinéma d'Inde construit par un riche joallier pour son fils. L'extérieur ressemble à un gros gateau sorti de chez Disney, couleurs flashies éclairées façon hollywoodienne. L'intérieur est pire! Une épaisse moquette dans un immense hall avec des banquettes et tables rose bonbon, des miroirs partout, un escalier qui s'éclaire....La salle de projection est très grande. Le film, Kabhi Alvida Na Kahna, commence de suite, les gens à peine installés, pas de pub. Il est au 3/4 en hindi et le reste en anglais. Il n'y a aucune action. Histoire de couples qui se font et se défont avec des interludes chantés et dansés. Dans la salle, c'est très bruyant; ça discute, ça mange, ça rigole. A faire une fois, assez délire et amusant!
25 Août- Nous quittons notre guest pour une petite folie. Nous nous offrons une nuit dans un palais rajpoute. L'extérieur fait en effet palais et l'intérieur......tout autant! Le personnel porte tous un uniforme avec turban. On nous introduit dans un salon avec photos et armes de maharadja. Le jus d'orange offert est succulent. C'est indescriptible de beauté; plein de tapis, de fresques aux murs, de pétales de fleurs dans des vasques d'eau, de serveurs un peu guindés. On nous fait visiter des chambres et délire pour délire, nous choisissons une suite avec balcon et vue sur la piscine. Un petit salon avec canapé, fauteuils et table basse, une télé, un bar. Des colonnes de marbre avec mousseline pour séparer du coin chambre. Un lit en bois noir sculpté très très haut, une armoire, une coiffeuse. Le sol est en marbre. Une salle de bain avec baignoire, sêche cheveux, wc, téléphone. C'est splendide, extra. 51€ pour une nuit pour deux avec petit déj.
Une fois remise de ce luxe, visite du City Palace. Ici vit encore l'actuel maharadja. Dans le pavillon de réception, un petit et très beau musée de costumes de la famille royale. C'est fou; en fait rien n'a changé outre les matières. Les vêtements, les chaussures ont les mêmes formes, les mêmes coupes. Une autre section d'armes est tout aussi interessante, très riche avec des manches d'épées, des dagues en ivoire travaillées à l'or, très décorées. Puis une cour avec de superbes fresques et une salle avec un plafond richement peint où sont exposées des miniatures. Pas mal du tout...
Quelques courses dans le centre puis nous rentrons profiter de l'hôtel. Dîner sur la terrasse du toit, aux chandelles avec un petit groupe de percussionistes, un spectacle de marionettes.
26 Août- Petit déjeuner fantastique dans la chambre, farniente à la piscine. Que tout cela est agréable, petit paradis!
Petit tour dans le quartier pour admirer de riches et belles maisons.
De nouveau piscine avant d'aller prendre notre train.
Départ à 17h et arrivée à 23h à Delhi
A. nous attend et nous emmêne chez lui dans un quartier de New Delhi. La ville me semble immense; les distances sont longues.
A. vit avec ses parents, un neveu, une soeur et un frère dans un appartement; nous n'arrivons pas à définir le nombre de pièces. Après un plat indéfinissable à base de fromage et de légumes très relevé, un peu de papotage et une toilette très sommaire, dodo. Ils poussent une table basse, nous dépose deux minces matelas à même le sol et voilà notre chambre! Pas du tout d'intimité, nous ne sommes pas très à l'aise mais ravies de vivre cette expérience. Il fait une chaleur difficilement supportable et nous mettons un temps fou à nous endormir!
27 Août- Après un petit déj d'un thé masala et de deux toasts au beurre salé, nous partons avec A. au Gandhi National Museum. Ce musée est totalement consacré à l'homme, sa vie, son oeuvre. Il y a énormément de photos, d'objets personnels. Très intéressant.
Puis la visite du grand temple sikh de Old Delhi, Gurudwara Sis Ganj. On nous demande d'enlever nos chaussures et.....chaussettes ( flûte!), de nous couvrir la tête et de laisser nos cigarettes. Puis on nous fait entrer dans la cusine du temple. Ici, des bénévoles préparent environ 20 000 repas par jour (!!!!). Tout le monde peut venir manger et dormir dans un temple sikh. La nourriture est payée par les donations et les sikhs sont une communauté riche. Puis nous allons dans la salle de prières. 3 hommes jouent de la musique et chantent, un autre, étrangement vêtu, fait de grands mouvements assis en tailleur. Les gens, assis, vont de temps en temps le voir. Très différent des temples hindous ou jains. L'activité et la solidarité de ce lieu sont impressionantes. Découverte top.
Balade dans les rues environnantes dont une, vraiment hallucinante par son activité. Des vélos, des rickshaws, des centaines de piétons, des dizaines de boutiques de tout et de rien. ça donne le tournis, éprouvant!
Toujours dans Old Delhi, Pahar Ganj, longue rue pleine d'artisanat. Un paradis pour nous et nous en profitons! A. est adorable et nous aide à négocier.
Pour finir cette journée bien remplie, il nous emmêne voir l'Indira Gate, un arc de triomphe en mémoire des soldats indiens lors de la 1ere guerre mondiale. Il est entouré de pelouses où le dimanche, les familles viennent se promener.
Echanges avec la famille. Ils sont très genils et nous commençons tous à être plus à l'aise. Ce soir, c'est l'anniversaire du papa, ils font livrer le repas de l'extérieur. Nous dînons tous ensemble sauf les deux femmes.
28 Août- Je suis fatiguée et je n'écris plus trop.
La tombe d'Humayum,dans un beau parc, une superbe construction qui a servi de modèle au Taj Mahal. C'est beau, immense, majestueux et......vide à l'intérieur! Celui-ci a juste quelques tombes. On a vraiment l'impression de signes extérieurs de richesse mais l'architecture vaut vraiment le coup.
Fin du séjour avec quelques achats