Voyager: Santorin, Iles des Cyclades,Grèce,Europe

 

25 Novembre 2024: 1er vol Paris/Athènes en retard, ce qui me donne une petite frayeur pour le 2eme. Je cours et....le Athènes/ Santorin l'est aussi,non annoncé! Ce 2eme trajet est très rapide, à peine 45mn.

Petit aéroport à l'arrivée, désert. Attente d'un bus en se demandant s'il va arriver.

Il fait nuit noire avec pas mal de vent et pas très chaud.

Passage à un supermarché pour grignotage du soir puis hôtel.

Chambre top avec une jolie déco, mini balcon, frigo, bouilloire. Juste la cabine de douche est vraiment très très petite dans ma petite salle de bain.

 

26 Nov: Papotage avec la jeune réceptioniste. On avait déjà échangé par whatsapp. Très agréable et elle me donne les lieux qui valent le coup.

Je traverse une partie de Fira, certes calme mais à priori, il y a un peu de vie.

Direction la petite église de l'Assomption de la Vierge ou aussi appelée "les trois cloches". Je passe par des ruelles, que des maisons d'hôtes ou hôtels fermés en architecture traditionnelle. Tout est blanc. ça monte et c'est bourré  de marches mais pas trop dures. Ce sera juste la quantité en fin de journée...Je longe la mer en surplombant le volcan, d'autres îles. Paysage totalement splendide.

Le soleil, le ciel bleu sont là, exactement ce que je suis venue chercher. 

A l'ombre, la température est juste, au soleil, trop chaud.

En arrivant par la Caldeira, les " 3 cloches" n'a rien d'incroyable par elle-même hors le panorama. Par derrière et quelques marches plus haut, c'est l'image typique de Santorin avec son dome bleu et ses murs blancs. De l'extérieur, elle fait plus chapelle par sa taille qu'église. Elle est fermée et elles le seront tous. Quel dommage!

C'est un délice de marcher dans ce bourg, ce n'est que ruelles toutes plus sympas les unes que les autres. Il y a une quantité de boutiques pour touristes toutes fermées, ce qui me va très bien.

Je vais ensuite à l'ancien port. 588 marches pour l'atteindre. La vue sur la mer et le volcan est incroyable. En bas, c'est typique et totalement mort. Rien ni personne hors 3 petits vieux burinés par le soleil, quelques ouvriers et un pêcheur. Une taverne blanche avec tables bleues est ouverte. Après un 1er refus, on finit par me proposer une assiette. Parfait avant de remonter les 588 marches! Le cadre est top, écriture en prenant mon temps. Malgré un plat banal et cher, le soleil me chauffe, je suis bien.

La remontée est tout de même ardue...

La cathédrale catholique Saint Jean Baptiste. Aucun parvis, elle est encastrée au milieu des maisons. Dû à la configuration des lieux, elle n'est pas mise en valeur. Petite et assez jolie de l'intérieur avec une coupole peinte en bleue avec des fresques.

Je finis la journée dans un café restau pour un verre. Le lieu est super sympa. C'est un véritable jardin aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur. Que des vraies plantes et fleurs partout. Très agréable.

 

27 Nov: Je me prépare un sandwich puis je pars assez tôt ce matin. Je tente la rando de 11kms (ce sera 12kms500 sur mon podomètre) de Fira à Oia.

Je passe devant la cathédrale orthodoxe, belle et grande de l'extérieur mais fermée. 3 essais, ce sera 3 échecs pour la visiter...Juste devant, des ouvriers, ce sont des ânes qui transportent les matériaux. Je vais voir la scène à plusieurs endroits.

Le chemin commence de la même façon qu'hier, déambulation dans les ruelles. Après l'église des 3 cloches et le quartier catholique, toujours en longeant la Caldeira, j'arrive à Imerovigli. La configuration change, les maisons sont encore plus embriquées les unes dans les autres, à flanc de falaise. Toujours autant de marches, de montées et de descentes.

Je suis seule, c'est magnifique, de toute beauté.. Le ciel est totalement dégagé, il fait bon, presque chaud. Il faut se faire violence pour ne pas s'arrêter toutes les 5mns pour une photo!

Après ce village, collé à Fira,cela devient plus sauvage. Oia, mon but est visible tout au bout des falaises. C'est aride, pas un arbre. A partir de là, le sol diffère. Un coup, ce sont des gravillons volcaniques ( avec risque de glissades dans les descentes), un coup des pierres, de temps en temps un chemin de terre.

Le coté sportif, qui me faisait un peu peur, est totalement gérable, juste il n'y a pratiquement pas de plat.

On est haut au dessus de la mer, que l'on voit des deux côtés. C'est vraiment impressionant de beauté, de calme. Superbe. En saison, certainement gâché par le monde et plus compliqué avec la chaleur mais là........ça vaut vraiment le coup.

Dès l'arrivée au village d'Oia,cela sent le luxe plus qu'à Fira. Le sol de l'allée principale est d'ailleurs en marbre. Toujours les maisons blanches mais amusant, l'ambiance est différente. C'est frappant. Je me balade dans les ruelles, toujours aussi agréable.

Puis je me dégote un tout petit endroit dans l'une d'elles, vue sur l'eau. Je m'offre un yaourt grec. Il est traditionnellement servi avec du miel, des noix, des amandes. Pas donné pour un yaourt ( 6€) mais c'est une tuerie, délicieux. Echanges avec le serveur très sympa. Encore un chouette moment.

J'hésite à descendre au port mais les 240 marches me retiennent surtout que je pense qu'il n'y a rien sauf quelques restaus fermés.

Retour en bus.

Je suis fourbue après 19kms de marche mais ravie de cette journée.

 

28 Nov: Gare de bus ce matin à deux pas de mon hébergement. Il est un peu compliqué d'avoir des infos sur les bus mais je finis par trouver. Assez peu de bus et le prochain est dans 1h. Du coup, petit café au soleil où j'ai trop chaud! La journée s'annonce superbe.

20mn de transport plus tard, je suis à Emborio. C'est sympa de voir l'intérieur de l'île. Ce village est au centre. Le bus fait quelques détours pour des arrêts, les bourgs sont tous blancs, du coup je suis totalement désorientée.. Amusant.

A l'arrivée une magnifique église m'accueille. Fermée! C'est frustrant. En compensation, une mini chapelle ouverte sur un coté du parvis. Jolies peintures toutes dorées.

La partie la plus ancienne, comme chaque fois,domine le coté plus récent du bourg. ici, on sent que les touristes viennent beaucoup moins. Pas une seule boutique, juste un mini café fermé. Hors quelques  locaux burinés par le soleil, femmes habillées tout de noir, un copte et de nouveau, je suis seule. Je passe une heure à monter, à descendre, à explorer les impasses, les recoins. C'est superbe, même si quelques maisons ne sont pas restaurées, cela augmente le charme. C'est à chaque fois toujours pareil et complêtement différent. Gros coup de coeur.

Je décide de rejoindre Megalochiri en marchant. Après un bout de route peu agréable,me voilà au milieu des vignes. Sans aucun feuillage à cette période de l'année. Au loin, partout des hameaux ou de petits villages. Cailloux et gravillons volcaniques envahissent la terre brûlée par le soleil. Et bien sûr, à l'horizon, la mer. Balade top.

Mégalochiri, je fais un bond un peu plus loin dans le temps passé. Rencontre avec des cavaliers à cheval puis que des chats! En remontant la rue piétonne principale, je tombe sur un petit café avec 3 grecs installés à une adorable terrasse. Je grimpe vérifier l'horaire du bus, et hop, me revoilà à cet adorable café. L'intérieur est incroyable. Je suis dans les années 20. Sur une table, quelques aliments; le lieu sert aussi de mini-supérette. Le bar doit être vieux d'un siècle. Hallucinant! Le patron me propose des "favas", une assiette de purée de pois chiche jaune (endémique de Santorin à priori)tiède avec des oignons et de l'huile d'olive. C'est super bon. Je passe un long moment ici à regarder les chats, à profiter du soleil et du temps. Quel moment de paix....

Mini errance dans les ruelles avant de rentrer en bus.
J'ai beaucoup aimé ces deux villages authentiques, hors de notre société. 

 

29 Nov: Direction Akrotiri. 1ere surprise, le bus me dépose juste devant l'entrée de la cité antique d'Akrotiri. 2eme surprise, basse saison, 50% moins cher que prévu. Le site est sous un toit bioclimatique pour protéger du climat et bien sûr, nous sommes très peu nombreux. Ce sont des ouvriers totalement par hasard qui ont découvert des murs antiques en 1867. Quelques fouilles vite arrêtées et reprises en 1967 ont permis de comprendre qu'il y avait toute une ville datant de 3 500 à l'époque de la civilisation des Cyclades et enfouie après une éruption volcanique. Des objets et fresques se trouvent au musée d'Athênes. Actuellement, les recherches sont gérées par l'assistant du 1er archéologue de 1967 qui se tua par accident sur les lieux. Après plusieurs interruptions, elles ont repris en 2011.

J'ai en effet l'impression d'être sur un chantier plus que sur un site à visiter. On arrive bien à voir certaines maisons, certains systèmes d'écoulement d'eau. Pour moi, idéalement, il me faudrait des explications en français. 

 

Après cette visite, je marche jusqu'au village une petite demie-heure. Ici, des vignes et curieusement moins de pierres volcaniques.Je suis sur la route des vins.

Akrotiri est petit, surplombe une vue magnifique. Moins de charme et bien sûr tout est fermé. Je fais le tour tranquillement et je n'échappe pas à l'attente du bus.

 

Je me fais déposer à l'intersection Fira/Pyrgos. Allez, hop, une petite cote! Récompensée par le passage devant un joli moulin. J'en ai vu pas mal. Ils servaient pour broyer le raisin en vu du vin. L'activité viticole existe encore mais sans les moulins.

Pyrgos a 40 églises pour 600 habitants et je n'en trouve pas une seule ouverte. Après une pause gourmande, je grimpe dans les ruelles. Toujours aussi agréable mais mon coup de coeur reste vers les 2 villages d'hier. Petit moment , tout en haut, aux ruines du château ( dont il ne reste vraiment rien) avec un local bien agréable.

 

Mini pause à l'hôtel et malgré l'heure entre goûter et apéro, je m'offre un restau à Fira où je dîne super bien.

 

30 Nov: Pour finir, avec un peu de mal,je trouve LE café avec vue sur la Caldeira. Cette dernière est vraiment hypnotisante et j'ai un mal fou à la quitter des yeux. C'est beau!

Conclusion de cette petite escapade: Comme je m'en doutais l'atout principal de l'île: les paysages sublimes. Novembre est vraiment idéal pour moi; très peu de touristes, même s'il y en a plus que ce que je pensais. Coté négatif, parfois un peu compliqué de trouver ce que l'on veut. Météo impeccable avec soleil, lumière, températures douces.

Mes coups de coeur: la radon Fira/Oia, Emborio et Mégalochiri

 

Voyager: Grèce,Europe

 

 

Athènes, Janvier 2012

Arrivée à Athenes après une jolie descente sur la ville; la mer, bien bleue, parsemée d’îles est très jolie.

Centre ville en bus puis marche pour rejoindre une station de métro où je laisse mon sac en consigne.Le syndicat d’initiative n’est pas simple à trouver!

Balade dans le quartier de Plaka, dans le centre historique.

Le ciel est bleu, il fait 16°, j’apprivoise la ville assez vite, tout va bien! Grignotage d’un « tiropita », feuilleté au fromage avec un cappucino « frio ». On m’expliquera que les grecs ne petit déjeunent pas, ils font ensuite une journée continue jusque vers 15h puis ils grignotent beaucoup de feuilletés, sandwichs,burgers et autres. Ils dinent le soir. Quand au café,cappucino et dérivés, ils en boivent tout le temps chaud ou froid!

Plaka est un quartier de petites rues assez tranquilles avec pas mal de charme si on erre un peu. Ses petites rues sont toutes plus jolies les unes que les autres.Sans voitures, parsemé de petits escaliers avec pas mal de verdure. Labyrinthes anciens avec, au hasard, quelques chapelles.

Le métro est espacé, moderne,propre, 4 lignes donc simple.

Omonia est, à priori, les bas fonds d’Athênes.J’aurais plutôt dis populaire avec quelques personnes « louches ». Je n’y sens aucune insécurité en journée. Je passe devant l’Hotel de Ville, batiment ni beau ni laid. Ce coin est très commerçant, populaire. Il me rappelle Istanbul!. Au marché de viandes et poissons, appellé « Les halles », le dépaysement est surtout oral. L’activité est frénétique; ça hurle dans tout les sens. Je finis la rue Athinas pour arriver à la place Monastiraki. Découverte de la rue Adrianou, piétonne, pleine de cafés pour aller à l’Agora.

Il fait un temps superbe. Je visite l’Agora en tee shirt à manches longues. Il y a ici une quiétude qui fait que je me sens bien. Le temple Theseos est superbe.Pour le reste, rien de très impressionant mais la visite est très agréable et j’y passe un long moment.

Errance dans les rues de Psiri. J’ai lu que ce quartier est pleins de petits artisans et métiers mais entre le fait d’être samedi et l’après midi, je le trouve mort.

L’Acropole: En voyant le théatre de Dionysos , grosse déception. Il n’est pas très bien conservé. le site est moins joli que l’Agora. L’Acropole est en fait le nom de l’ensemble du site archéologique. Et plus on monte ,plus on va de surprise en surprise! L’Odéon est superbe avec une jolie vue sur la ville. Il sert, aujourd’hui encore, lors de festivals. Et lorsque l’on arrive en haut,ce sont des ruines magnifiques:le temple d’Athena, les Propylées qui étaient l’entrée du site, le Parthénon (que l’on voit de toute la ville, superbe malgré ses grues et échaffaudages, l’Erechthéion, temple avec les fameuses Caryatides (colonnes en forme de femmes). Si le site est en lui même moins agréable que l’Agora, les vestiges valent vraiment le coup au contraire de ma première impression. Du haut de l’Acropole, la vue sur la ville est impressionante. Athênes est prise entre plusieurs vallons et apparait plus grande qu’il n’y parait d’en bas.

Le musée de l’Acropole regroupe des vestiges trouvés sur le site qui est d’ailleurs toujours en fouille. Certaines caryatides et statues ont de la couleur. Ils connaissaient la couleur il y a 2 500 ans!!!! On reste d’ailleurs pensif sur ce qu’ils savaient faire à l’époque et sur la conservation des oeuvres. Ici on voit bien lorsqu’il y a moules ou originaux.Enfin le lieu n’est pas immense donc pour une non passionnée comme moi,cela me permet d’apprécier sans saturer. Un bon moment.

Je retourne à Syndagma, un peu la place du Chatelet athénienne, pour retourner y voir le parlement.  Pas laid mais pas de coup de coeur particulier.

Balade dans le quartier d’E., station de métro Agios Ioannis.Le nombre de boutiques fermées à cause de la crise est impressionant. Je fais deux petits supermarchés pour me rendre compte que la vie y est légèrement plus chère qu’en France.

Ensuite ballade dans la rue Ernou, pietonne, c’est le regroupement de toutes les boutiques à la mode.En soirée, je pars pour le Pirée.Jusqu’au port, tout va bien. C’est ensuite que cela devient folklo!Je ne suis pas du tout dans le coin pêche ou plaisance ( y en a t il???) mais paquebots, très paquebots! Je n’ai jamais vu d’aussi gros bateaux. Je marche, au milieu du quai, soit désert soit plein de camions, au moins pendant 30mn en direction de mon quai puis je demande et m’entends dire que je suis très loin, qu’il me faut prendre un bus!Heureusement que j’étais 2h en avance!!! J’arrive à prendre un bus qui me dépose devant….un monstre! Je monte dans le bateau par un escalator! Et là???Où vais je??? Ah oui! La réception! On m’attribue une cabine et un stewart m’accompagne par un dédale de couloirs. La cabine est une petite chambre d’hôtel avec salle de bain et, bonheur, j’y resterai  seule toute la nuit. Ce bateau m’hallucine! Je m’y perd! Une boutique, une réception, une piscine avec bar, deux bars intérieurs, un self, un restau, une zone de jeux vidéos et internet, deux espaces sièges pour passagers: trois étages avec le garage! J’arrive à Rhodes le lendemain

​​Rhodes, Janvier 2012

Ne​​​ sachant pas trop où aller à l’arrivée, je suis les conseils de l’hôtel et prends un taxi. Balade dans la vieille ville de Rhodes, classée Unesco. Fortifiée, tout est pavé, d’architecture médiévale. Ici le temps s’est véritablement arrêté au XIV, XV et XVIeme siècle. C’est très surprenant et magnifique. Je déambule dans de petites ruelles toutes plus belles les unes que les autres. Coup de coeur.

Les rues principales sont bordées de boutiques à touristes. Mais toutes sont fermées. La ville semble morte. Je suis ravie de la voir à cette saison. Boutiques et foule doivent vraiment gacher le charme du lieu.

Je me retrouve, sur les conseils d’une commerçante, dans une sorte de taverne. C’est un labyrinthe de petites pièces où l’on peut boire un verre, jouer au tavli ou grignoter. Musique grecque traditionnelle et déco typique.

Le centre de la ville nouvelle n’est pas très grand et agréable.

Le palais des chevaliers de Rhodes: imposant et superbe. Je  le visite seule à 9h du mat’, pas âme qui vive! Le lieu est magnifique. Dommage, je manque d’explications.

En me promenant dans la vieille ville, je  pousse quelques portes. Toutes ont une cour intérieure avec végétation et toujours dans ce style médieval.

je vais ensuite en bus dans un quartier périphérique pour le marché. Celui-ci est décevant. Il est clairsemé de vide. Moment sur une plage à l’abri des rochers, face à la mer avec un bouquin…..en Janvier: un délice! En redescendant en bus vers le centre, on passe par des quartiers résidentiels. Les immeubles, tous modernes, sont peints en blanc et tous au maximum de 2 ou 3 étages. C’est pas mal du tout. La vue sur la mer est superbe.

Le chauffeur fume dans son bus! Partout dans ce pays, il y a des panneaux « interdit de fumer » et partout ça fume! Dans les cafés, il n’est pas rare de voir un panneau au mur au dessus d’une table où trône un cendrier!

Je finis l’après midi en me baladant le long de la jetée. Outre le vent glacé, c’est beau. Les bateaux sont superbes, la mer est d’un bleu profond, et partout, en fond , il y a les fortifications. Rhodes est vraiment une ville sympa.

Le musée d’art comtemporain, dans une jolie maison: le palais Nestoridis. Des tableaux allant des années 1900 et 1990. Dommage beaucoup trop d’artistes différents pour que je retienne un nom. Comme souvent dans l’art moderne, je n’aime pas tout mais certains tableaux sont beaux.

​​​Les Météores, janvier 2012

Après du métro,un taxi, un bus à Athênes sans encombre, 4h30 dans un car moderne et confortable pour arriver à Trikali. Le paysage est fait de petites montagnes pas très hautes. Il y a assez peu d’arbres mais ça ne manque pas de vert: une sorte de garrigue. Depuis mon arrivée, la terre, suivant les endroits, est soit rouge, ocre/jaune ou plus marron/noir. A part les oliviers, que l’on voit à profusion, il n’y a pas de cultures même si la terre semble cultivable. Cela doit s’expliquer par l’hiver. Pas mal de ruches aussi.  En plaine de Thessalie, le coton doit se cultiver car il en reste de petis bouts dans les champs. On traverse plusieurs bourgs totalement désolés, sans âme qui vive. cela me fait douter du choix de ma destination. Trikali me rassure. C’est une petite ville de province bien vivante avec des gens dans les rues. Ouf! J’y change de bus et 45mn plus tard, je suis à Kalambaka.

Mon 2eme coup de coeur de la semaine: mon hôtel! Très sympa, j’y ai un accueil exceptionnel.Jolie vue sur les énormes rochers que l’on appelle les Météores. Vraiment à recommander.

Longue promenade en montagne: les Météores. Après avoir traversée la ville dans sa largeur, je me retrouve assez vite sur un chemin de montagne. Et là dur dur! ça grimpe, ça grimpe, ça grimpe! Le paysage est superbe. je suis au bout du monde et….Seule! Un seul ennemi, toujours le même: le vent. Il ne serait pas là, il ferait bon mais il glace l’air. En débouchant enfin du chemin, j’arrive au montastère Holy Trinita. Il est,comme les 5 autres, perché en haut d’un énorme rocher. C’est surprenant et impressionant. Ensuite, c’est de la route goudronnée. Beaucoup plus facile comme marche. La vue est époustouflante.Je visite le monastère San Stephanos où vivent 30 religieuses. C’est petit,mignon,calme, serein.  Outre les soeurs et l’église ,on oublierait presque le lieu religieux. Ces endroits sont totalement isolés mais moderne aussi. Ici le portail est électrique, là il y a un filin pour transporter les poubelles de la route au lieu saint à travers l’immense précipice. Malin!

Le Grand Météore est en entrée libre et y vivent 10 popes. Cela s’approche plus du musée. Le lieu est joli mais tellement battu par le vent que cela en devient glauque. Petit musée religieux avec des documents du 12eme siècle, un ossuaire, un magnifique réfectoire et l’ancienne cuisine.

Après 13 kms de marche, j’arrive au village de  Kastraki. C’est un village et non pas une petite ville comme Kalambaka mais je ne lui trouve pas de charme particulier.